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L'Edito

Risques

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4858 Le 19/09/2016 | Partager
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Même si elle ne lève pas les interrogations sur leur degré de solubilité, l’intégration de castings salafistes dans le jeu démocratique aurait été une carte intelligemment jouée par le Maroc. Après tout,  il vaut mieux les avoir sous la lumière que tapis dans le noir. Pour ces législatives, les profils qui ont apporté suffisamment de gage dans le processus de déradicalisation ont même animé le mercato des procurations bien au-delà du PJD. Qui aurait par exemple imaginé un Abou Hafs, autrefois star des prêches virulents et controversés, à l’Istiqlal? Ce qui manque encore à une partie de la mouvance c’est de pouvoir assumer son adaptation, lever les soupçons de dissimulation stratégique, sans se payer de mots. En politique, les mots ont en effet leur importance. Ils sont révélateurs de prises de positions, d’idéologies, d’arrière-pensées. Sur les questions des libertés individuelles, particulièrement malmenées au Maroc ces dernières années, les mots peuvent même être un baromètre inquiétant, lourd de conséquences pour les orientations et décisions. A ce titre, la confusion est évidente si de futurs députés se proclament dans des sorties médiatiques de la mouvance islamiste modérée mais en même temps profèrent sur les réseaux sociaux des menaces, «excommunient» et vouent à l’enfer à qui mieux mieux. Ces prises de position à géométrie variable  entretiennent le doute sur les idéologies et les pensées profondes. Les autorités de Marrakech sont à ce titre dans leur rôle si elles ont flairé des ambiguïtés sur  certaines candidatures comme celle qui a été rejetée pour le représentant du PJD à Gueliz.  Le rôle de l’Etat est justement de prévenir les risques que le Maroc, aussi conservateur soit-il, ne peut cautionner.

 

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