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L'Edito

Reconceptualisation

Par L'Economiste| Edition N°:3356 Le 07/09/2010 | Partager

LE projet de régionalisation pourrait aboutir à une reconceptualisation de l’Etat marocain, la plus importante depuis la décolonisation.En effet, si l’on observe l’évolution du Royaume, on constate que la volonté actuelle de modernisation butte sur des questions de structure étatique.Le Maroc a choisi de se démocratiser: élections régulières, réalité du pluralisme… Tout cela donne un bouillonnement d’idées et d’approches, qui aurait dû aboutir, logiquement, à une transformation du pouvoir et du rapport de l’Etat avec les citoyens. Il n’en est rien. Cette transformation ne se fait pas. L’appareil de l’Etat, extrêmement centralisé, est structuré pour s’auto-consolider et s’imposer aux citoyens, au lieu de les servir. Les tentatives de réformes, administratives, judiciaires,… sont bloquées par l’appareil.Or, il est vital pour le Maroc, dans le concert international actuel et par rapport à ses voisinages agressifs, de continuer son développement et sa modernisation.On peut dire que «la Phase 1», depuis l’Indépendance, a été la consolidation de l’Etat (réussie). La «Phase 2» devrait être celle de la modernisation et le développement. Elle restera bloquée tant que le moyen n’aura pas été trouvé de dépasser la «Phase 1».Dans le discours du Trône, le Souverain a insisté sur la déconcentration et la décentralisation. Leur mise en œuvre effective, qui passe par la régionalisation, devrait signifier un transfert de pouvoir réel. Mais il faut veiller à ce que ce transfert soit un saut qualitatif et non une occasion supplémentaire de bloquer les changements, et ce à grands frais, difficilement contrôlables.Il en résulte que les modalités même de cette régionalisation doivent échapper à l’emprise de l’appareil traditionnel et soient constamment surveillées par les organes démocratiques, sous peine d’être, comme d’autres projets de réformes, vidées de leur substance.Abdelmounaïm DILAMI

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