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L'Edito

Pas drôle

Par Nadia SALAH| Edition N°:5183 Le 05/01/2018 | Partager
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Ils ont parfaitement travaillé. Tous les ministres d’El Othmani ont réussi à enterrer le rapport de la Banque mondiale 2016. Pourtant ce texte se contentait de s’interroger sur la compétitivité du Maroc en comparant des investissements tels que les phosphates, l’automobile…

Plus important, le rapport soulignait cette incroyable malédiction: le Maroc investit massivement (30% ou peu s’en faut du PIB) pour des productivité/compétitivité très décevantes. Autrement dit, le tissu économique dévore beaucoup d’argent mais produit très peu d’emplois et n’est pas capable de réduire le déficit commercial.  On exporte des emplois chaque fois qu’on entre dans un magasin. Et ne parlons pas des déficits publics qui fournissent du travail en Europe et en Asie.

De là vient l’histoire vraiment pas drôle d’un atelier fermé au Maroc et rouvert en France avec des robots japonais low-cost (voir L’Economiste du 4 janvier 2018).
Il faut remonter loin pour rencontrer le souci de la productivité.
Dans les années 1980 et 1990, on trouvait la compétitivité partout, même quand on s’occupait du programme des routes, même quand il s’agissait de lancer un festival populaire…

Aujourd’hui,  dans les sites gouvernementaux, ces mots compétitivité ou productivité sont devenus rarissimes, même pour parler d’investissements industriels ou des TIC.  Ces sites donnent eux-mêmes le mauvais exemple: les mises à jour remontent à 2015 (2012 pour la plupart), y compris pour le data.gov.ma largement dédié à l’industrie. Ce n’est pas mieux chez le CNCE, centre dédié au commerce extérieur où l’on croit trouver un rapport de 2017 sur le textile. Erreur! C’est juste une page de garde qui annonce «la prédominance du Sud dans le textile».

Un tel niveau d’incompétence et de «je-m’en-foutisme» serait drôle s’il n’y avait pas 2,7 millions de jeunes qui attendent qu’on parle de politique économique et financière  sérieuse.

 

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