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L'Edito

Parrainages

Par L'Economiste| Edition N°:2205 Le 02/02/2006 | Partager

Le renouvellement des dirigeants des partis politiques et des syndicats pose réellement problème.Il est rare que cela se fasse en douceur. La seule exception est le parti de l’Istiqlal, qui a créé une porte de sortie honorable, le Comité de la présidence accueillant et gardant les dignitaires au placard, à titre de conseillers en semi-activité. Curieusement, l’UGTM est l’exact contre-exemple.La difficulté à renouveler des élites vient d’un double problème: d’abord, le fonctionnement démocratique interne; ensuite, l’existence de clans ou de réseaux structurant l’intérieur des partis.La plupart des partis ont des difficultés infinies à mettre en œuvre la démocratie car ils ne sont pas construits sur des lignes idéologiques claires. Le vrai liant, celui qui fait le parti, est ailleurs. Ce sont les solidarités personnelles, les parrainages et allégeances. Il en résulte que, parallèlement à la structure apparente et pyramidale, il existe une autre structure, occulte celle-là mais bien plus solide. Elle constitue le vrai réseau de solidarité et la véritable raison d’être du parti. Ces réseaux sont le réel centre de pouvoir ayant pris la place, au sein du parti, de la ligne idéologique.Il faut se garder de l’angélisme béat: les allégeances personnelles et parrainages sont consubstantiels au monde politique et pas seulement au Maroc. Là où le pays est particulier, c’est que le système crée une forme de pouvoir spécifique aux clans et réseaux, tout en vidant de sa substance la hiérarchie formelle. Dans chaque parti, dans chaque syndicat, existe une toile d’araignée qui le parasite et le fige.Ces parrainages et allégeances ne sont pas fondés sur une relation doctrinale ou intellectuelle objective, mais sur des liens familiaux, tribaux ou des intérêts matériels de prébendes, passe-droits et faveurs, dont le chef est le centre, le dispensateur mais aussi le garant. Dans ces conditions, impossible de changer de chef.Abdelmounaïm DILAMI

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