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L'Edito

Lion

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5146 Le 13/11/2017 | Partager
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Vu l’enjeu de la qualification, pour des millions de Marocains le score final était avant le match d’Abidjan un détail. Finalement, il y a eu l’art et la manière. Le football a montré encore une fois plus que du sport. D’un côté, le courage, la solidarité et la niaque qui ont manqué pendant des années à l’équipe nationale.

De l’autre, le leadership, l’organisation, et la résistance aux interventionnismes de toute sorte qui ont fait défaut à la Fédération jusqu’à l’arrivée de Lakjaa. Le sport est important pour l’image de soi, particulièrement quand on est bon. Et lorsqu’il est géré selon des exigences des entreprises, les résultats suivent. Le foot permet de renforcer le patriotisme dans l’une de ses formes les plus spontanées.

Grisés par l’euphorie des fêtes, l’on pourrait être tentés de sacrifier la moitié vide du verre. Elle existe pourtant. Le foot, mais aussi d’autres sports au Maroc, continue de rencontrer beaucoup de problèmes, loin des exigences de la compétition de haut niveau.

Les collectivités locales se soucient comme d’une guigne des infrastructures sportives dans les quartiers. Sans l’INDH et la politique des terrains de proximité pour atténuer le déficit, la situation aurait été catastrophique. Casablanca, par exemple, ne compte qu’une seule piscine olympique où se bousculent en 3x8 des milliers d’adhérents.

La pratique sportive, tout comme les espaces verts, la culture, les bibliothèques ne font même pas partie du schéma mental des élus. Du moins pas autant que les permis de construire, les dérogations immobilières!

Dans le foot particulièrement, la botola offre, en dehors de deux ou trois clubs structurés, un spectacle de désolation. Celui de la misère financière et statutaire décalée du cahier des charges de ce qui est censé être une ligue professionnelle. L’on pourrait être tentés d’être indifférents à tout cela. Ce serait dommage maintenant que nous avons un appétit de loup, pardon, de lion.

 

 

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