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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:713 Le 28/02/2000 | Partager

    Il faut faire quelque chose pour la Bourse! Mais chacun a son avis, et lorsque vous avez fait le tour des sociétés de bourse, des banques et du Ministère des Finances en passant par le CDVM, ce qui se dégage, c'est un catalogue de conseils et de critiques (voire d'accusations mutuelles!) où il est bien difficile de trier l'important du subalterne, l'urgent du long terme, et même le vrai du faux.
    Les cours ont essuyé la semaine dernière l'une des plus fortes corrections depuis la réforme, avec des volumes supérieurs à ceux où se traînait la cote depuis l'automne 1999. Malgré ce contexte, beaucoup continuent à voir le marché par le petit bout de la lorgnette, la leur, et surtout pas celle du voisin.

    Reprenons les choses pour ce qu'elles sont: la Bourse de Casa est une petite bourse, mais un belle machine, un peu surdimensionnée par rapport, non pas à la taille des entreprises et des finances marocaines, mais par rapport aux mentalités. Est-ce une raison pour ne plus s'en occuper? Certainement pas. La Bourse de Casablanca n'est pas un caprice de techniciens de la finances décalés par rapport à leur environnement. Dans l'état actuel de l'économie marocaine, la bourse est un instrument politique. A sa réforme, elle avait été dopée parce qu'elle était un instrument de transparence et un vecteur des modernisations économique et mentale. Elle le reste, à moins que le pays veille, là encore, choisir le chemin de la régression, comme il l'a fait sur les gaz d'échappement, sur la réforme de la SA ou comme il a envie de le faire avec les professions comptables.
    Il faut recommencer à traiter la Bourse pour ce qu'elle est dans cette étape du développement national, non pas en intervenant cours, mais en ré-attirant sur elle l'attention du public et des entreprises. Et il faut faire vite, car ce n'est plus une question de baisse des cours. L'affaire est stratégique, de la plus haute importance pour l'évolution de la politique du Maroc.

    Nadia SALAH

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