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L'Edito

Honte locale

Par L'Economiste| Edition N°:3359 Le 10/09/2010 | Partager

Quelqu’un se souvient-il à quand remonte le premier problème posé par l’Hôtel Lincoln de Casablanca? Ce célèbre hôtel de style mauresque en façade est situé sur le Boulevard Mohamed V, le deuxième quartier historique de la capitale économique du Royaume, après la Médina. Ce boulevard est bordé d’immeubles dignes de figurer dans une revue d’art, sur les trois styles magistralement développés au Maroc: le mauresque, l’art déco et l’art nouveau. Le problème Lincoln est publiquement posé depuis 1989, date du premier effondrement, soit vingt-et-une années! Ce bâtiment (peut-on encore l’appeler ainsi?) est une verrue au milieu de ce quartier. Plus largement, il dénonce la politique des villes. On l’a parfaitement mesuré la semaine dernière: il a fallu que le Souverain lui-même lance la réhabilitation de la médina de Casablanca, la ville la plus riche du pays, celle qui fournit 60% des recettes de l’Etat, celle qui offre les deux tiers des opportunités d’investissements… Il faut mobiliser SM le Roi pour espérer faire bouger les instances intervenant de la gestion locale: Agence urbaine, conseils municipaux et Conseil de la ville, wilayas, Conservation foncière… Sinon, tout se fige dans l’irresponsabilité protégée par l’opacité. Théoriquement, ces instances servaient à corriger la centralisation du pouvoir. Ce fut pire qu’avant. Elles font grève trois jours sur cinq et rien ne se produit. Les Cours des comptes régionales dénoncent scandales et vols. Le ministère de l’Intérieur et celui de l’Urbanisme produisent circulaire sur circulaire, sans obtenir ni transparence, ni efficacité. Vingt-et-un ans après l’effondrement d’un symbole comme l’Hôtel Lincoln, la ruine est toujours là, au cœur de la première ville du pays, stigmatisant aux yeux de tous l’incurie locale, détruisant la richesse, abîmant le patrimoine des citoyens et de la nation.Nadia SALAH

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