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L'Edito

Energie

Par L'Economiste| Edition N°:2006 Le 25/04/2005 | Partager

La Faculté de droit de Casablanca doit être prise comme une référence.Il y a quelques années, il était impossible de travailler dans cette faculté: les extrémistes y faisaient la loi, les cours n’avaient plus lieu dans des conditions acceptables et parfois des groupes d’étudiants (ou venus de l’extérieur) en venaient aux mains entre eux. Tout le monde avait baissé les bras. Il était admis une fois pour toutes qu’il n’y avait plus rien à faire.Et puis le doyen, Bachir El Kouhlani, avec une poignée de professeurs et de chefs d’entreprise de la région de Casablanca (dont la famille de El Ghali Berrada) ont décidé que cela ne devait plus durer. Le mode opératoire des extrémistes, islamistes ou autres, c’est d’occuper le terrain, de donner l’impression qu’ils dominent l’agenda et qu’il n’y a pas d’autre espace que celui qu’ils ont défini. Cette méthode se moque pas mal d’être démocratique, scientifique ou pédagogique: elle occupe l’espace visuel et intellectuel pour donner à penser que nul ne peut exister en dehors d’eux et qu’il est devenu inutile de procéder aux consultations démocratiques, inutile, puis interdit, d’avoir une activité en dehors de ce qu’ils ont fixé. C’est ainsi que fonctionne le fascisme, sous toutes les latitudes.Face à cela, deux solutions: couper des têtes ou occuper l’espace, réprimer ou concurrencer. On le sait, la répression fonctionne, mais elle finit par contaminer celui qui l’utilise. Reste donc la concurrence. L’expérience de la Fac de droit de Casa montre que la concurrence fonctionne terriblement bien, mais c’est beaucoup de travail et encore plus d’initiatives.En fait, le véritable enjeu c’est l’énergie d’agir. Cette expérience attire aujourd’hui de nombreux admirateurs mais aussi pas mal de détracteurs. Mais il ne faut pas croire que ces détracteurs soient des islamistes déçus. Ce sont le plus souvent ceux qui justement ne voulaient rien changer au laisser-aller universitaire, pour… ne pas se fatiguer.Nadia SALAH

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