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    L'Edito

    Effarement

    Par Abdelmounaïm DILAMI| Edition N°:5288 Le 06/06/2018 | Partager
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    Les Marocains sont inquiets, très inquiets sur l’évolution de leur pays. Désordres et jacqueries se multiplient. D’abord Al Hoceïma, ensuite Jerada, après le boycott qui aura manifestement pour conséquence de mettre des milliers de familles sur le carreau.

    Deux facteurs fondamentaux sont à l’origine de cette situation.

    D’abord des acteurs politiques sont en sous-main à la manœuvre pour amplifier la culture du ressentiment: pour contrôler un territoire, c’est connu, il faut au préalable affaiblir l’Etat et le décrédibiliser… Mais que restera-t-il à conquérir s’ils font exploser le pays!?

    Le deuxième facteur, peut-être le plus important, est que le gouvernement Benkirane, durant cinq ans, n’a pris aucune des mesures qu’il faut pour contribuer à améliorer notre économie. Bien au contraire, il a tout fait pour nous conduire à la crise sociale que nous vivons maintenant: absence de croissance, libération totale des prix sans règlement de la concurrence, suppression brutale des subventions, création de taxes et impôts spécifiques (sous des noms pompeux et trompeurs) pour dépouiller la classe moyenne, aucune création d’emplois puisqu’ils ont été détruits par milliers…

    Le gouvernement Benkirane a laissé derrière lui un champ de mines à retardement. Etait-ce par incompétence ou l’a-t-il fait délibérément? On est en droit de se poser la question.

    Le pire est que le gouvernement actuel est complètement dépassé. Il est incapable de faire face. On se demande d’ailleurs s’il a envie de faire face à la situation ou si lui aussi préfère laisser pourrir la situation de millions de familles marocaines. C’est provoquer les gens quand le chef de groupe parlementaire du PJD demande la suppression de la subvention du gaz.

    Pris entre effarement et inquiétude, les citoyens ont le sentiment que le pays n’est plus dirigé. Ils se sentent abandonnés face à des forces haineuses et hostiles.

     

     

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