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L'Edito

Démission

Par L'Economiste| Edition N°:3533 Le 19/05/2011 | Partager

C’est assez! Des grèves partout dans les services publics. La justice paralysée depuis des mois; les administrations communales bloquées; l’enseignement, la santé désorganisés par des grèves; des violences comme jamais vues au Sahara, à Khourib-
ga, dans les prisons,…; des administrations, des corps comme les Chambres de commerce sommés d’employer des personnes sans titre ni compétence; des références de liberté et de réformes, comme celles du 20 février, usurpées et détournées par des noyauteurs professionnels; des manifestations revendicatives, parfois justifiées, d’autres fois ahurissantes mais qui prennent le contrôle total du débat politique…
Les citoyens marocains ont le sentiment que l’Etat est absent ou inconscient.
Heureusement que les entreprises tournent. Heureusement que la société civile, elle, fait preuve d’un sang-froid exceptionnel, devant le désordre généralisé qui s’installe dans les institutions.
Le gouvernement, lui, semble complètement «off shore»: il laisse le pays à vau-l’eau.
Face à un gouvernement aussi absent, les familles, les citoyens s’interrogent sur leur lendemain. Ils ont le sentiment que l’Etat les a abandonnés, que pour de sombres calculs politiciens, le terrain est livré à des groupes et groupuscules de tous poils.
Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et gouverne effectivement le pays, ce pour quoi il a été nommé.
Si les choses continuent ainsi, nul ne peut garantir que le Maroc arrivera en bon état aux prochaines échéances électorales. Il y a péril en la demeure.
Il est faux de prétendre que le gouvernement n’a pas les moyens d’exercer le pouvoir. La Constitution actuelle lui donne toutes les prérogatives nécessaires. Ce mythe de «gouvernement de l’ombre» ne sert qu’à justifier l’immobilisme.
La situation est grave: il est temps de le dire. Si le Premier ministre n’est pas capable de remplir ses fonctions, alors, dans l’intérêt du pays, il doit démissionner.

Abdelmounaïm DILAMI

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