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L'Edito

Délabrement

Par L'Economiste| Edition N°:3415 Le 01/12/2010 | Partager

Les grandes pluies mettent à très rude épreuve les infrastructures publiques, tout comme les installations privées. Certes tout le monde comprend bien qu’on ne peut pas prévoir des évacuations d’eau dimensionnées sur ce qui est tombé ces deux derniers jours: le Maroc n’est ni un pays tropical ni un pays de mousson, où l’évacuation des trombes d’eau fait partie de l’ordre normal des choses. Néanmoins, il y a une marge fort large entre comprendre qu’il y a des cas de force majeure et supporter des négligences. Dans la gestion de la communauté de Casablanca, cette marge n’existe plus.La plus riche des villes du Royaume est celle où il y a le moins de maintenance. L’état de la chaussée et des trottoirs, dans les petites rues comme sur les grands axes, révèle la négligence. Ce qu’on ne savait pas c’est que l’état de délabrement de tout le réseau routier casablancais en était au point d’être dangereux pour la population.Les habitants n’en croient pas leurs yeux quand ils voient un trou se former sous le passage d’une voiture ou d’un camion. Ce ne sont pas des petits trous; ce sont des cavités capables de provoquer des accidents graves, assez grandes pour qu’un adulte y soit entraîné par la force de l’eau (voir nos reportages et nos photos). Le bon sens comprend tout à fait l’analyse des experts: ces trous-là ne se sont pas apparus par maléfice en une nuit, simplement par excès de pluie. C’est l’inverse: la dégradation du réseau est si grave que la pluie l’a révélée en une nuit. Quand l’eau sera partie, que la terre aura séché, Casablanca, la deuxième ville la plus riche d’Afrique, la deuxième place financière, le troisième port du continent… ressemblera aux pires des cités du même continent, celles où sévissent misère, catastrophes naturelles et guerres civiles. Les mauvaises langues auront beau jeu de dire que la gouvernance casablancaise vaut ces trois catastrophes à la fois.Nadia SALAH

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