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L'Edito

Coupable

Par L'Economiste| Edition N°:3107 Le 14/09/2009 | Partager

La route continue de tuer chaque jour dans l’indifférence la plus totale. Même si la télévision diffuse les spectacles de carnage, rien n’y fait. Les accidents se sont ainsi banalisés et leur nombre ne cesse d’augmenter. En bout de course, des drames humains, des coûts très lourds pour la communauté et des points de croissance qui partent en fumée.Au moment où d’autres pays mènent une guerre sans merci aux chauffards et arrivent à obtenir de très bons résultats, le Maroc a pendant trop longtemps regardé ailleurs. Les politiques et le gouvernement font preuve de négligence dans le traitement de ce fléau des routes. Ce laisser-aller coupable s’illustre dans la gestion du dossier du Code de la route dont le projet a été retiré de la discussion au Parlement sous la pression de la grève dans les transports. Comment les pouvoirs publics peuvent se montrer aussi passifs face à ce qui se passe?Aujourd’hui que les amendements au Code de la route des associations du transport routier sont déposés, il faut reprendre ce dossier avec la rigueur et la fermeté requises. Car, si tous les changements proposés sont acceptés, ils risquent de vider le projet de toute sa substance. Et ces changements sont de taille: suppression du système du permis à points et des peines de prison, réduction des amendes… tout ce qui s’appelle la «peur du gendarme» passe à la trappe. Et c’est ce que ces associations veulent, si ce n’est un retrait définitif du projet ou du moins le statu quo qui les arrange. C’est maintenant ou jamais qu’il faut boucler ce dossier. Les enjeux électoraux, avec toutes les manipulations, sont derrière nous. C’est une honte de laisser les criminels de la route dicter leur loi. A condition que la majorité soit vraiment solidaire.Mohamed CHAOUI

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