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    Climat

    Par L'Economiste| Edition N°:2890 Le 28/10/2008 | Partager

    On le sait, les déboires auxquels sont confrontés certains pans de l’économie marocaine n’ont rien à voir avec la crise. Du moins, et touchons du bois pour l’heure, pas totalement. Les difficultés sont plutôt liées à des déficits de restructuration. Les patrons ont néanmoins d’excellentes raisons d’être prudents. La veillée d’armes à laquelle commencent à se soumettre plusieurs associations relève du réflexe naturel d’anticipation. Etre attentif au moindre indice, au moindre frémissement car les effets d’un retournement de tendance, ce fameux impact sur l’économie réelle, peuvent être décalés dans le temps. Et il vaut mieux s’y préparer à l’avance. Comme le font ces entreprises qui scrutent le comportement des donneurs d’ordre internationaux. Au niveau politique, l’on aurait tort de ne pas accompagner le mouvement, en continuant de claironner à bout de champ que le pays est à l’abri. Lorsque ces sociétés anticipent des soupçons de ralentissement, elles arrêtent d’investir et procèdent aux licenciements. Dans le climat actuel, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, certains secteurs pourraient réclamer rapidement de l’aide. Par exemple, des opérateurs de BTP commencent à crouler sous les stocks tandis que des usines de textile ont été touchées par les dernières inondations. Et il faut le reconnaître, ces entreprises manquent de visibilité sur les aides que le gouvernement pourrait leur apporter. La bonne nouvelle, certaines filières peuvent faire figure de bons élèves comme l’automobile, qui semble insensible au marasme qui touche l’industrie à l’échelle mondiale et qui, au contraire, observe le marché pour y déceler d’éventuelles opportunités. Dans le domaine de l’intégration, il y a incontestablement de bonnes cartes à jouer. Bien entendu l’idéal est que le Maroc ait beaucoup d’autres exceptions à faire valoir dans un climat international déprimé.Mohamed Benabid

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