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    L'Edito

    Bermuda

    Par L'Economiste| Edition N°:810 Le 14/07/2000 | Partager

    Le beau pantalon sera retaillé en bermuda. L'été dernier, le secteur textile voulait l'expansion par un contrat-programme, présenté en août au gouvernement: c'était de petites mesures fiscales, financières et foncières contre de gros investissements et des créations d'emplois, presque mécaniques.La réponse du gouvernement fut un rouleau de promesses, un échantillon de réunions, un conteneur de discours. Résultat: cet été, ce même secteur en est réduit à rapiécer. Il n'est plus question de développer. mais de sauver l'existant. Il ne s'agit plus d'enrichir, mais de traiter la pauvreté, comme le révèle la dernière AGO de l'Amith.Ainsi, la première industrie du pays, en emplois et exportations, en est réduite à réclamer des "mesures compensatoires", traumatisée qu'elle est par une petite augmentation du Smig de 10%. On la croyait plus forte, disposée à absorber la nouvelle vague de délocalisations européennes, à mener les batailles de compétitivité et créativité.En fait, il y a de tout dans ce grand secteur: des entreprises qui tournent bien et payent plus que le Smig et d'autres qui font du travail au noir. Il y a des success-stories et des faillites...L'ennui, c'est que dans une association professionnelle, des entrepreneurs en arrivent à réclamer à se "faire justice" contre l'augmentation du Smig en gelant des cotisations CNSS. Ils ont tort. D'abord, cette caisse est la leur et celle de leurs salariés, et pas celle de l'Etat. Ensuite, ils contestent par la destruction, alors qu'ils étaient parti pour construire. Mais ils en sont là, car ils ont trouvé un gouvernement sourd, incapable de réagir à cette bonne formule du contrat-programme, qui positive la relation Etat-opérateurs.Le textile voulait se tailler un pantalon sur mesure. Ils se retrouve à rapiécer son vieux pantalon, qui rétrécit en bermuda et met à nu une politique industrielle très molle.Khalid BELYAZID

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