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    Economie

    Zone franche de Tanger: Le coup d'envoi

    Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

    Les travaux de la zone franche d'exportation de Tanger sont lancés. Cet ouvrage-pilote devra accélérer le programme des parcs industriels.


    La pose de la première pierre pour le lancement des travaux de la zone franche de Tanger est fortement médiatisée. Le coût d'aménagement de la première tranche nécessitera une enveloppe financière de l'ordre de 1 milliard de DH.
    Cette zone franche est confiée à un groupement d'entreprises, baptisé «Tangier Free Zone» (TFZ). D'un capital initial de 3 millions de DH, ce groupement, dirigé par M. M'Fadel Lahlou (SNI) est constitué de la BCM, la BMCE et la SNI. La réalisation de cette première tranche est prévue sur 275 ha.
    La zone franche proprement dite sera réalisée sur une superficie de 235 ha dont 220 ha seront répartis en lots de terrains destinés à l'installation d'unités industrielles et 15 ha consacrés à la réalisation d'un centre de gestion, de bureaux équipés à la location, d'un centre d'entreposage, de la restauration d'entreprises et d'un centre de santé.
    Quant aux 40 ha restants, ils seront aménagés suivant un plan qualifié de moderne. La création d'une zone de façade absorbera 16 ha, le parc TIR et un motel 9 ha. La réalisation d'une zone de services (banques, transitaires, transports) s'étendra sur 10 ha. Les 7 autres ha serviront à mettre en place la zone de douane, de sécurité et un centre de sports et de loisirs.
    Selon les promoteurs de ce projet, l'industrie se taille la part du lion. Le nombre de lots destinés à cet effet atteint 1.290 d'une superficie variant entre 500 et 5.000 mètres carrés.

    L'Etat pour le hors-site


    Les différents services n'ont droit qu'à 60 lots. L'étude de faisabilité a montré que la zone franche pourra abriter à terme près de 1.300 unités industrielles et de services susceptibles de créer entre 55.000 et 60.000 emplois.
    Pour ce projet, le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA) s'est inspiré de l'expérience des pays qui se sont lancés dans la réalisation de parcs industriels et de zones franches similaires. C'est ainsi qu'il s'est engagé à prendre en charge l'aménagement hors-site. Cette participation a pour objectif d'alléger le coût de revient au mètre carré et de permettre aux développeurs d'offrir aux investisseurs des terrains et des locaux prêts à l'emploi, en vente ou en location à des prix intéressants.
    Cette future zone franche s'inscrit dans la droite ligne de la vision du MCIA qui favorise le partenariat avec le secteur privé dans l'aménagement d'infra-structures d'accueil d'entre-preneurs. Il est à signaler que ce projet fait partie des quatre futurs pôles industriels où la demande en terrains et en bâtiments se fait pressante. Le premier sera érigé à Tanger-Boukhalef. Il englobe une zone normale sur une superficie de près de 140 ha et une zone franche d'exportation de 345 ha. Le deuxième sera situé à Nador, précisément au port de Béni-Ansar sur 300 ha avec une zone franche d'exportation. Le troisième, à Nouaceur-Casablanca, s'étendra sur 256 ha. Construit à Jorf Lasfar, le quatrième occupera 145 ha.

    Les atouts


    · Les marchandises entrant en zone franche ou en sortant ne sont pas soumises à la législation relative au contrôle du commerce extérieur et des changes.
    · Les marchandises entrant en zone franche, qui y sont transformées ou produites et séjournant ne sont soumises ni aux droits, ni aux taxes ou surtaxes qui grèvent l'importation, la circulation, la consommation, la production ou l'exportation de biens et services.
    · Les actes de constitution et d'augmentation de capital des sociétés établies sont exonérés de droits d'enregistrement et de timbre.
    · Les entreprises installées dans ces zones sont exonérées pendant 15 ans, à dater de leur installation, de l'impôt des patentes et de la taxe urbaine. La taxe d'édilité, n'étant pas concernée par cette loi, demeure régie par le droit commun.
    · Les entreprises assujetties à l'IS sont soumises au taux de 10% pendant les 15 premières années de leur implantation. Celles assujetties à l'IGR bénéficient d'un abattement de 80% pendant la même durée.

    Mohamed CHAOUI

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