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    Economie

    Zone de libre-échange: Une étude pour évaluer les impacts

    Par L'Economiste | Edition N°:589 Le 07/09/1999 | Partager

    · L'Union Européenne accorde une subvention de près de 14 millions de DH pour mesurer les effets de l'Accord d'Association sur l'économie

    · L'étude vise à renforcer les capacités locales dans l'élaboration des modèles


    Mieux vaut tard que jamais, dit l'adage. L'Union Européenne (UE) a décidé d'accorder une subvention pour financer une étude visant à évaluer les impacts de la zone de libre-échange sur l'économie marocaine. Une convention de financement a été signée dernièrement par MM. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, et Enrico Cioffi, DG auprès de la Direction des Relations Extérieures de la Commission Européenne. L'enveloppe consacrée à cette opération est de 1,3 million d'Euros, soit environ 14 millions de DH. Ce qui représente 90% du coût de ce projet. Cette initiative vise à renforcer les capacités nationales de modélisation. En fait, il s'agira de réaliser une étude sous forme de système dit dynamique de simulation et d'analyse des impacts de l'Accord d'Association. Ce système présente l'avantage d'actualiser facilement les données en fonction de l'évolution des statistiques.

    Pour le Ministère de l'Economie et des Finances, les résultats de cette étude permettront aux opérateurs économiques de disposer d'un tableau de bord contenant des conclusions précises. Le champ d'analyse des impacts de l'Accord est large. Il va de l'épargne à l'investissement en passant par la consommation et les finances publiques. L'analyse comprend également le volet sectoriel puisqu'elle englobera notamment les services, l'industrie, l'agriculture et les salaires.
    Le pilotage de cette opération sera confié au Ministère de l'Economie et des Finances, particulièrement à la Direction chargée des Etudes et des Prévisions Financières. Toutes les étapes de cette étude doivent être bouclées dans un délai n'excédant pas trois ans.
    Outre cette étude d'impact, la convention signée porte également sur le renforcement des capacités d'expertise nationale. Car les cadres impliqués dans cette opération bénéficieront d'une formation orientée vers la modélisation économique et la simulation et l'évaluation des performances des politiques économiques dans un contexte d'ouverture.
    La réalisation de l'étude coïncide avec l'entrée en vigueur de l'Accord prévue pour le 1er octobre, l'Italie étant le dernier pays à l'avoir ratifié.



    La Tunisie s'y est prise à temps


    D'autres pays ont mesuré les effets de la création d'une zone de libre-échange avec l'UE. C'est le cas de la Tunisie qui avait lancé un appel d'offres de l'étude en 1992, à un moment où l'Accord d'Association n'était qu'un projet.
    Cette étude, restée confidentielle, a permis de préparer le travail de la délégation tunisienne avant les négociations. Ses résultats ont surpris la Commission Européenne qui pensait que la ZLE était une bonne initiative. L'étude avait également montré que la ZLE n'était qu'une option à explorer, une sorte de défi. Un impact positif n'était donc pas acquis et dépendait fortement d'une politique d'accompagnement: efforts de reconversion, de mise à niveau et une contribution financière de la part de l'UE.

    Mohamed CHAOUI

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