×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Western Union quadrille le marché africain

Par L'Economiste | Edition N°:1976 Le 11/03/2005 | Partager

. 7.200 points de vente implantés en 10 ans sur le continent . Marrakech a accueilli la convention régionale du spécialiste de transfert de fonds «Consolider la marque et des extensions de réseaux» étaient les principaux thèmes débattus lors de la réunion annuelle des agents partenaires Western Union. Managers et agents régionaux du Mepa et d’Afrique se sont retrouvés à Marrakech du 7 au 10 mars.  La région Mepa comprend le Moyen-Orient, le Pakistan et l’Afghanistan. C’est la première fois que Western Union organise sa convention régionale au Maroc, après Dubaï en 2004. 300 agents partenaires y ont participé. Leader mondial du transfert d’argent, Western Union, créé il y a 150 ans, dispose en effet d’un des réseaux les plus importants à travers le monde. Grâce aux partenariats, il comprend aujourd’hui plus de 210.000 points de vente dans 195 pays. Quelque 7.200 points de vente ont été implantés en 10 ans sur le continent africain. “Il existe de manière générale de grands gisements d’activité en Afrique avec un fort potentiel pour les années à venir”, selon les managers de la multinationale. “Ce continent est grand pourvoyeur de flux migratoires. De ce fait, l’objectif de Marrakech a été atteint grâce à cette participation massive. Du reste, il s’agissait pour nous de consolider les piliers de la marque Western Union et en particulier la qualité de service”, indique Hikmet Ersek, président de WU pour les régions Mepa, Afrique et Europe. Durant la rencontre de Marrakech, l’accent a porté également sur les actions mises en oeuvre dans le groupe pour lutter contre la fraude et le blanchiment d’argent.  Cette année, la multinationale a choisi de récompenser les meilleurs agents pour la qualité de service ou encore la croissance rapide. Le Maroc, où le leader mondial du transfert des fonds a ouvert sa direction régionale d’Afrique du Nord, figure parmi les 20 premiers pays au monde en ce qui concerne l’importance des transactions, selon Khalid Fellahi, directeur d’Afrique du Nord. “Les agences marocaines Western Union sont au nombre de 1.200 actuellement avec une segmentation dictée par le choix des clients”. Certains préfèrent les banques, d’autres les bureaux de poste ou les points de vente dédiés. En effet, l’un des grands partenaires de Western Union est la Poste, qui a bouclé l’année 2004 avec 15 millions d’opérations de transfert, dont ceux en interne, à travers les 850 points de ventes.“Le transfert d’argent est une activité naturelle pour la Poste et représente la moitié de nos services financiers”, indique Mohamed Wakrim, directeur de la Poste, qui compte porter le nombre de ses points de vente spécialisés dans le transfert d’argent à 1.000 agences d’ici la fin de l’année.


«Notre premier concurrent est l’informel»Deux questions à Hikmet Ersek

- L’Economiste: Vous venez d’obtenir l’agrément bancaire 2004, est-ce un changement de stratégie? - Hikmet Ersek: Du tout. La demande d’agrément bancaire que nous avons obtenu en Autriche en novembre 2004 a été dictée par la volonté d’élargir l’éventail de produits à nos clients indépendants. L’agrément concerne uniquement le marché de l’UE. Quant à notre stratégie globale, elle est toujours la même. Sommairement, il s’agit d’abord de suivre l’activité d’export et import, les flux migratoires, d’élargir au maximum notre réseau à travers nos agents partenaires et de grignoter des parts de marché. Rien que pour 2004, nous avons investi pour notre campagne marketing ethnique 450 millions de dollars. Nous sommes aujourd’hui leader mondial dans le transfert de fonds avec 16% de part de marché. Face à nous, nous avons des concurrents spécialisés dans les transferts de pays à pays, mais surtout des spécialistes de l’informel. C’est cette part que nous ciblons.  - Justement, que représente l’informel dans le marché du transfert des fonds?- Beaucoup certainement, mais c’est difficile à quantifier. L’on estime au moins 160 millions de dollars transférés sur le marché informel. Par marché informel, l’on entend des transferts qui ne transitent pas des banques ou autres institutions réglementées. C’est de l’argent porté à la main ou par des réseaux constitués. Lorsque cet argent est transféré via des membres de la famille, cela est un moindre mal. En revanche, ce sont des réseaux à l’instar des hawalas, bien implantés en Asie où il s’agit de gros marchés de fonds. Ils opèrent ce genre de transfert en pleine place publique et sans protection du consommateur. Mais nous sommes confiants.Propos recueillis par Badra Berrissoule

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc