×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Voitures montées localement : Les ventes ont régressé d'un tiers en deux ans

    Par L'Economiste | Edition N°:167 Le 16/02/1995 | Partager

    Les constructeurs et concessionnaires automobiles ne peuvent pas encore se prononcer sur le comportement de leur marché cette année. Ils attendent la concrétisation du projet de la voiture économique et la décision du Ministère des Finances de fixer à 60% le taux d'abattement plafond des droits de douane pour les importations de véhicules d'occasion. un signe cependant: la baisse des immatriculations s'est tassée en 1994.

    Le marché des voitures montées localement a fini l'année 1994 avec une nouvelle baisse de 15%, selon l'Association Marocaine pour l'Industrie et le Commerce de l'Automobile (AMICA). Ce nouveau recul porte à 35% la chute de la demande depuis 1992, les immatriculations étant tombées de 15.576 unités en 1992 à 11.980 l'année suivante puis à 10.184 en 1994. Le revirement de tendance attendu l'année dernière par les constructeurs et concessionnaires automobiles n'aura donc pas eu lieu. Ce revirement devait soulager un marché déjà en chute de 23% en 1993 et provenir, selon les professionnels, de la restriction sur les importations de véhicules d'occasion intervenue en août 1993, du renouvellement du parc auto des entreprises ainsi que du lancement de nouveaux modèles. Pour expliquer l'atonie de leurs ventes, les professionnels continueront de montrer du doigt l'importation de voitures d'occasion. Celle-ci restera la cause principale tant que les autorités n'auront pas mis en place une meilleure réglementation de ces importations, qui se sont élevées à 91.202 unités en 1994 contre 78.233 l'année précédente, selon l'Administration des Douanes.

    Cette année, les professionnels ont du mal à se prononcer sur les perspectives d'évolution de leur marché. Ils disent attendre la concrétisation du projet de la voiture économique et la décision du Ministère des Finances d'arrêter à 60% le taux d'abattement plafond des droits de douane pour les importations de véhicules d'occasion.

    L'année dernière les ventes de voitures particulières ont largement déterminé la tendance du marché des véhicules montés localement, les voitures commerciales s'étant inscrites en hausse. Sur un an, elles ont en effet plongé d'environ 27% à 5.645 unités. En ajoutant la baisse de 24,5% enregistrée en 1993, la demande des voitures particulières aura été divisée environ par deux (5.645 unités en 1994 pour 10.223 en 1992).

    La plus forte baisse a été enregistrée par Citroën (-54% à 310 véhicules). Cette chute est d'autant plus rude que la marque française était la seule à avoir sorti son épingle du jeu en 1993 avec une hausse de 50,3%. Celle-ci avait été attribuée au rajeunissement de la gamme avec le lancement de la ZX et de la Xantia. Certes la demande est de moins en moins couverte par la production intérieure, mais cela n'explique pas l'écart des ventes de Citroën puisqu'en 1994 seules 85 voitures importées montées ont été vendues, selon l'AIVAM (Association des Importateurs de Véhicules Automobiles Montés).

    Renault, pour sa part, a accusé une baisse de 37,5% à 2.528 unités par rapport à 1993, où elle avait lancé Safrane et Clio. Comparées à 1992, les ventes de Renault ont chuté de moitié. La baisse de 1994 s'explique en partie par la vente de 913 voitures importées "built up" dont 302 dans la gamme moyenne supérieure et 248 dans le haut de gamme. L'année dernière, la gamme des voitures Renault importées montées s'est enrichie par le lancement (momentané) de la Twingo et de la Laguna.

    Fiat, dont la voiture économique se fait toujours attendre, a écoulé 786 voitures contre 874 en 1993 et 1.025 l'année précédente.

    Pour Peugeot enfin, 1994 a été marquée par un recul de 5,2% à 2.021 unités après une chute de 41,5% en 1993. La baisse de la demande en voitures Peugeot avait été légèrement amortie en 1993 par la vente de la 306 importée montée. L'année dernière, Sopriam et ses concessionnaires et agents ont pu vendre 1.043 véhicules.

    Concernant les voitures commerciales, les immatriculations se sont redressées de 6,5% pour atteindre 4.539 unités, après un plongeon de plus de 20% en 1993. Mis à part les 4x4 Land-Rover, dont les ventes ont régressé de 10,4% à 327 unités après une progression de 14% en 1993, toutes les autres marques présentes sur le marché ont échappé au déclin.

    Avec 457 immatriculations, Peugeot a amélioré ses ventes de 15,7% mais sans parvenir à éponger la diminution de 1993 (45%). Pour Citroën, la demande a également progressé de près de 12% à 1.732 unités, raflant ainsi le leadership à Renault qui en a écoulé 1.727 (+ 4% par rapport à 1993). Sur le marché des voitures neuves importées built up (772 au total), la marque au losange a vendu 6 véhicules importés montés. De leur côté, les utilitaires légers de marque japonaise Isuzu ont été vendus au nombre de 296, soit 3 de plus qu'en 1993.

    H.E.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc