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    Utilisateurs, préparez-vous à débourser

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    La préparation du passage à l'an 2000 presse. Cap'Info explique les contraintes de ce passage et les moyens d'aborder le nouveau siècle sans trop de casse.


    LE compte à rebours est bien entamé pour les systèmes informatiques. «Il est urgent pour le privé comme pour le public de se préparer au passage à l'an 2000", indique M. Mouâad Jamai, responsable de Cap'Info. Il reste à peine 400 jours pour le faire. En effet dès 1999, les anomalies sur les systèmes seront perceptibles.
    Même si au Maroc l'ampleur du problème n'est pas comparable à celle des pays développés compte tenu du niveau d'informatisation, il faut s'y intéresser, confiera un informaticien.
    Pour sensibiliser les administrations et le secteur privé, la Direction de la Statistique et la société Cap'Info ont organisé un séminaire le 15 décembre: Cap sur l'an 2000. Sans vouloir créer la psychose, cette manifestation a eu pour objectif de sensibiliser les utilisateurs aux conséquences de ce problème, mais également de proposer les solutions avec les précautions à prendre.
    L'origine des soucis des informaticiens découle du fait que de nombreux systèmes gèrent les années sur deux chiffres. Le préfixe 19 est pris automatiquement comme une valeur par défaut. Les informaticiens ont pris l'habitude de limiter les formats de date à une structure à 6 caractères. Ainsi, les standards de codification sont de 2 caractères pour le jour, 2 pour le mois et 2 pour l'année. L'ordre est variable et complique en conséquence le passage à l'an 2000 qui implique une codification sur huit chiffres.

    A cela s'ajoutait le principe que la durée de vie d'un système informatique n'excède pas 7 ans. Or, les systèmes développés dans les années 60, 70 et 80 sont toujours en exploitation.
    Conséquence: à partir du 1er janvier 2000, les logiciels et les systèmes informatiques utilisant ce format connaîtront de nombreuses anomalies. La liste de ces dernières est longue. Le responsable de Cap'Info cite notamment les erreurs de tri, de comparaison, des confusions sur l'interprétation, la présentation et des problèmes dans les routines de calcul.
    L'impact est également large. Il touche aussi bien les applications "maison" que les logiciels d'exploitation, les systèmes de réseaux, les progiciels et services bureau entre autres.
    Au Maroc, il faut se rendre à l'évidence, le syndrome concerne dans une forte proportion les institutions financières, les grandes entreprises industrielles et de services, les offices et les grandes administrations. Un grand nombre d'entre eux s'y préparent depuis quelques années déjà.

    Pour les autres, c'est le chaos, sauf si elles se décident à réagir. «Le temps presse en effet», explique M. Jamai. «Ceux qui prévoient d'attendre la veille pour agir ont tort». Il faut en effet un minimum de 2 ou 3 ans pour traiter le problème correctement. Pour cela, une analyse d'impact est nécessaire préa-lablement. Elle compte pour environ 10 à 15% du travail et de l'enveloppe budgétaire allouée. Une fois le diagnostic effectué, l'utilisateur peut commencer les transformations. C'est environ 35 à 40% du travail. Il faut transformer entièrement les programmes pour y intégrer une codification à huit chiffres ou pour adopter les autres solutions devant faciliter le passage à l'an 2000.
    Ensuite, arrive la phase des tests. C'est la plus importante selon les informaticiens. Elle compte pour 50% du travail et du budget.
    Il y a en effet toute une batterie de tests qui doivent être opérés pour fiabiliser le travail. «Ce serait dommage d'investir de l'argent et d'avoir des problèmes au moment de l'échéance fatidique», indique-t-il.
    En fait, chaque ligne traitée coûte actuellement entre 1 et 3 Dollars. Ce coût augmente au fur et à mesure de l'approche de l'échéance.


    Quelques recommandations


    - Agir vite
    - faire appel aux experts, si nécessaire
    - Nommer un responsable doté d'un pouvoir décisionnel suffisant
    - Faire du passage à l'an 2000 un projet à part entière
    - Analyser les contrats fournisseurs
    - Voir les clauses de la garantie de service
    - En cas de besoin, faire appel à un conseiller juridique...

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