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    Affaires

    Université ONA
    La concur’alliance, un nouveau concept de gouvernance

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Mieux comprendre pour mieux décider L’Université ONA vient de lancer son cycle de conférences destiné à ses directeurs de filiales. Pour ce premier rendez-vous à l’auditorium des Twins Centers, le thème choisi était la carte du monde nouveau géopolitique et la stratégie d’entreprise. C’est Saâd Bendidi, président de l’ONA, qui ouvre la séance par un hommage à Rachid Slimi, «cheville ouvrière de l’université et qui a largement contribué à son rayonnement» et qui demeure président de la fondation (voir www.leconomiste.com). Avant de donner la parole au conférencier du jour, Alain Simon, économiste et DG du cabinet-conseil Phileas, Saâd Bendidi souligne «qu’un vieux monde est en train de mourir et que l’autre émerge à peine. Les décideurs, que nous sommes, ont besoin de comprendre ce qui se passe autour de nous. Nos réflexions et nos choix ne peuvent s’inscrire qu’au travers de l’environnement géostratégique», insiste-t-il. En clair, pour conduire son entreprise, le dirigeant doit avoir une vision du monde. Pour tenter de mieux décoder les enjeux, Alain Simon se lance dans une lecture de «son monde à lui». D’entrée de jeu, il indiquait que Phileas, le nom de son cabinet, «c’est celui qui aime la globalité. La globalisation est très mal vue aujourd’hui alors qu’elle n’a pas que des mauvais côtés». Il se décline comme une éponge qui ne s’exprime que lorsqu’elle est gorgée d’informations. Dès lors, il commande une série de «une» de la presse internationale qui se trouvent projetées sur écran géant afin d’accompagner son propos. Tour à tour, Alain Simon fait remarquer les contradictions, voire l’hypocrisie de certaines publications. Pour sensibiliser un peu plus son auditoire, il se montre concret. «C’est la première fois que le rythme du changement va plus vite que le renouvellement des générations», dit-il. Alain Simon prend l’exemple d’industriels de l’automobile qui demain seront des assureurs. «Ils nous vendront un service, celui de la sécurité. Ce qui prévaut pour ce métier est également valable pour tous les autres corps de métier. Les 3/4 d’entres nous exercerons des métiers nouveaux ou des métiers homonymes dans dix ans», poursuit-il. C’est le prix à payer à la course à l’innovation. Il ajoute qu’il faut apprendre à travailler avec ses concurrents, «c’est la concur’alliance!». Pour Alain Simon, l’internationalisation est la réponse lancée par la course à l’innovation. Sur le volet géostratégique, Simon invite à «renoncer à notre vision traditionnelle du monde». Il cite en exemple les Australiens qui contestent le fait que le Nord se trouve en haut de toutes les cartes géographiques. Selon l’économiste, il est dangereux de se voir au centre du monde car les gens ont l’impression que tout ce qui se passe chez eux est central et historique. Il n’y a pas de centre ni de vérité. Si vérité il y a, elle s’écrit avec un ‘v’ minuscule et une terminologie plurielle. «On a tous grandi avec des visions irrespectueuses du monde. Je propose aujourd’hui de supprimer l’école à nos enfants et de les inviter à participer à des miniconférences afin de partager une vision respectueuse du monde», propose-t-il.Pour Alain Simon, jamais une carte ne sera un territoire. Pour l’entreprise, on peut dire la même chose pour son organigramme. Celui-ci ne correspond pas à son organisation. En outre, son bilan n’est pas une situation financière. «Loin de moi l’idée de vouloir influencer votre réflexion, mon objectif était de vous faire part de mes réflexions», précise l’auteur du livre «Géopolitique et stratégie d’entreprise».Rachid HALLAOUY

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