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    Affaires

    Les Espagnols s’intéressent à Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Une rencontre avec le CRI organisée hier . Le BTP, secteur convoité LE Centre régional d’investissement (CRI) ne rate aucune occasion pour promouvoir Casablanca. Hier lundi, le Centre est allé à la rencontre des investisseurs espagnols pour exposer les opportunités qu’offre la métropole dans le secteur de la construction et de l’immobilier. Intéresser les promoteurs économiques, c’est exposer les potentialités de la ville. Et Hamid Ben Elfadil en a fait un exposé très précis. «Casablanca concentre les fonctions économiques supérieures, en l’occurrence les métiers de l’assurance, de la banque, des affaires, etc. Des métiers qui poussent de plus en plus de multinationales à ouvrir des succursales dans la capitale économique», indique Ben Elfadil. Destination préférée des grandes entreprises mondiales, Casablanca permet aussi une connexion physique et virtuelle des plus compétitives. «La métropole est l’une des 10 villes au monde qui sont à moins de 8 heures de vol d’une centaine des plus grandes cités de la planète», enchaîne le directeur du CRI. Autre constat: l’économie de Casablanca est en train de se «tertiariser». Ce secteur représente près de 57% du tissu économique. Il grignote les parts du secondaire qui se limite à 40% alors qu’il était, il y a encore quelques années, prépondérant. Le primaire est réduit à la portion congrue avec moins de 2%. Et c’est cette dominance du tertiaire qui interpelle les promoteurs immobiliers. Ces derniers auront à concevoir et à construire des zones d’activités commerciales en bonne et due forme. Une opportunité en or, d’autant plus que Casablanca se tourne stratégiquement vers l’offshoring. Outre cette métamorphose économique, la métropole connaît en ce moment le lancement de projets structurants. Projets qui peuvent intéresser aussi les investisseurs espagnols en matière de bâtiment et travaux publics. Les projets de Marina, reconversion de l’aéroport d’Anfa, parc d’attraction Sindibad et les nouvelles villes de Zenata et Nouaceur sont tous des opérations à grand potentiel urbanistique. Pour l’aérodrome d’Anfa, un appel international à idées est prévu, selon le directeur du CRI. De même, à en croire Ben Elfadil, la ville est en train de chercher un concessionnaire pour prendre en charge le parc Sindibad. La nouvelle ville de Zenata s’inscrit plutôt dans le long terme. La ville de Nouaceur, quand à elle, est aménagée par l’agence urbaine sur une superficie qui avoisine 1.300 hectares (www.leconomiste.com). Tous ces projets ont besoin de la promotion immobilière, une vraie opportunité pour les professionnels.


    Interrogations

    LES investisseurs espagnols se sont interrogés sur plusieurs sujets. Et notamment sur la caractéristique de la promotion immobilière orientée essentiellement vers la propriété et non vers le locatif. Ben Elfadil indique qu’un processus, fait de mesures réglementaires et d’incitations fiscales, est en train de s’enclencher. Et ce, pour réorienter l’immobilier vers le locatif. Un 2e sujet qui intéresse particulièrement les Espagnols a trait aux infrastructures. Celles-ci sont-elles à la hauteur du programme de développement de Casablanca? «Affirmatif», répond le CRI. Pour preuve, le lancement la semaine dernière du programme de mise à niveau des infrastructures de la métropole d’ici 2010 (cf. www.leconomiste.com). En plus de l’aménagement du réseau routier, la ville prévoit aussi de se doter de transport de masse (tramway, métro et RER). Les coût des études techniques sont estimés à 28 milliards de DH.


    Accompagnement

    LE CRI, comme pour toute démarche d’attraction d’investissement, offre d’abord un produit. Le choix, au vu des potentialités de la métropole, se fait sur l’offshoring et le tourisme, pour ne citer que ces exemples. Après avoir défini une offre, le CRI passe à la phase marketing. Si le pari d’intéresser l’investisseur est gagné, reste alors à « accompagner cet investisseur pour le faire passer de la phase de l’intérêt à celle de la décision d’investir», explique Ben Elfadil, directeur du CRI. L’investisseur trouvera ainsi auprès du Centre tout le soutien nécessaire.Ali JAFRY

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