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    Une PME sur la piste des créances impayées

    Par L'Economiste | Edition N°:1685 Le 16/01/2004 | Partager

    . Créée par l'ex-patron de Maroc Factoring, Procreances a déjà des contrats dans le secteur financier. Les grandes entreprises se dirigent à terme vers l'externalisation de la gestion des impayés Après une carrière bien remplie à BMCE Bank où il a passé une trentaine d'années, Azzedine Bennouna vient de créer Procreances, une PME spécialisée dans le recouvrement au Maroc et à l'étranger via un réseau d'organismes internationaux auxquels elle est liée par des conventions. Elle est aussi leur correspondant au Maroc. La société démarre avec un effectif de 5 personnes, qui devrait s'ajouter s'étoffer au développement de l'activité. Pour l'instant, Procreances a décroché des contrats dans le secteur financier, la banque, l'assurance et le crédit à la consommation. Dans ces trois activités, le problème du recouvrement se pose avec acuité. La création de cette SARL est un prolongement naturel pour ce professionnel, qui a fait l'essentiel de sa carrière dans ce domaine, à part un passage de dix ans dans la gestion des ressources humaines. Avant de quitter BMCE Bank en janvier 2002, dans le cadre du programme de départs volontaires, Bennouna dirigeait Maroc Factoring, filiale du groupe dont le métier est le rachat des créances et le recouvrement.Comme tous les métiers de service, le recouvrement fait aussi appel à des outils informatiques. Les logiciels y sont incontournables. Procreances a obtenu la représentation exclusive au Maroc de Serfi Développement, une firme française spécialisée dans les logiciels de recouvrement et de gestion des comptes clients. Trois produits sont aujourd'hui disponibles chez son partenaire marocain: Diapason, un logiciel destiné aux PME, prend en charge toute la partie «administrative» du suivi du client: gestion de relances, édition automatisée des courriers, de télécopies ou des messages envoyés par Internet. Il y a ensuite, l'Asperge, configuré pour le recouvrement et le contentieux pour des grandes entreprises disposant d'une structure dédiée au recouvrement. Enfin, le plus complet, le logiciel GPC, capable de gérer des volumes importants d'affaires avec l'avantage d'être interfaçable avec les principaux ERP.La PME est par ailleurs liée à la filiale de renseignements commerciaux et financiers de Reuters, ORT Reuters, par un accord de représentation sur le marché marocain. Procreances en fait un de ses atouts concurrentiels sur le marché. Aux exportateurs marocains, Procreances propose une prestation de renseignement sur leurs prospects ou clients à l'étranger, «où qu'ils soient dans le monde», complète Azzedine Bennouna. Cette action en amont est une mesure de prévention par l'appréciation de la solvabilité du partenaire. Elle permet surtout d'évaluer le niveau d'engagement et de limiter d'éventuels impayés. . MédiateurSelon les besoins de l'exportateur, l'analyse en matière de renseignement peut être affinée jusqu'à l'opinion de la place bancaire sur son client, c'est-à-dire le rating effectué par les banques. Au delà, d'autres formules sont proposées par la PME: la mise sous surveillance du client, l'enquête approfondie et la prise en charge du recouvrement de la créance. Le problème de recouvrement est récurrent dans tous les secteurs. Les impayés et les retards de paiement sont le lot quotidien des entreprises, quelle que soit l'activité. Autant dire que pour la poignée de sociétés «sérieuses» sur le marché, le travail existe. Le gros de la demande provient du secteur financier, banques, assurances et sociétés de crédit à la consommation où la fonction recouvrement n'a pas suivi la montée du contentieux. Après avoir «ouvert les robinets dans les années 90», le secteur financier est confronté à la dure réalité des exigences des règles prudentielles face à la montée des impayés. «Notre travail consiste à vendre une solution intéressante pour les deux parties, débiteur et créancier», explique le patron de Procreances. La société de recouvrement intervient pour la recherche d'une solution à l'amiable car l'intérêt pour le créancier in fine est, de garder son client. Au contraire des avocats, les sociétés de recouvrement sont rémunérées au résultat, au prorata des créances récupérées. Pour autant, l'action des deux parties se complète. Pour une banque par exemple, une attitude trop «agressive» vis-à-vis des clients peut se transformer en une publicité négative. Elle peut lui faire perdre des clients potentiels, explique le patron de Procreance. Mieux, il arrive que la société de recouvrement fasse de la médiation entre le créancier et le débiteur. Ce rôle de facilitateur dans le règlement des litiges est l'évolution que prend le métier en Europe. Abashi SHAMAMBA

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