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    Politique Internationale

    Une escapade de 700 km à la poursuite d'un amour

    Par L'Economiste | Edition N°:465 Le 17/03/1999 | Partager

    · Beethoven parcourt 700 km à la recherche de sa belle

    · Identification grâce au tatouage

    · Retrouvailles émouvantes avec son propriétaire


    L'amour est résistible aux contraintes de l'espace. Un chien, après s'être égaré dans la poursuite de sa "belle", a effectué un périple de 700 kilomètres pour retrouver ses propriétaires. La fugue de Beethoven, un Spitz blanc remonte à l'été dernier, lorsque ses propriétaires étaient en vacances à Carpentras, dans le Sud de France. C'est dire que même le chien ne résiste pas à la tentation.
    Originaire de Briey, Beethoven dans son errance romantique, a été accueilli par une grande dame d'Amanvillers. Cette dernière le nourrissait sans pouvoir l'attraper. Sachant que son fils André Visionatti voulait un chien, elle lui a proposé de venir de Nomeny pour pouvoir le récupérer. En venant le prendre, Visionatti a constaté que "Max", le nouveau surnom de Beethoven, était sale craintif, mais en bonne santé apparente et surtout tatoué. Première chose faite, laver le chien "vagabond" pour l'emmener par la suite chez le vétérinaire. Sur la base du tatouage, il a procédé à l'identification du propriétaire en contactant l'animalerie de la région de Jarny. Le résultat est sans appel: les investigastions ont révélé que le chien est né le 2 septembre 1993, qu'il s'appelait Impérial Beethoven, et qu'il a été vendu en 1994 à un certain M. Coulon, domicilié à Briey.
    Sur la base de ces indications, le fils de M. Visionatti, Serge, a fait l'expérience en appelant "Max" par son vrai nom Beethoven. Surprise, le chien dresse ses oreilles et retrouve son entrain. La famille de Visionatti entreprend ses recherches pour retrouver les acheteurs de ce loulou blanc de cinq ans. Coup de fil par-ci par-là, le jeune Serge réussit à retrouver la famille des Coulon dont les membres se sont précipités pour récupérer l'adorable Impérial Beethoven près de Pont-à-Mousson. M. Coulon accompagné de sa femme et sa fille ont fait route le soir même, depuis Briey jusqu'à Nomeny.

    Surprise


    En fait, Mme Coulon a offert ce Spitz à sa petite-fille Myriam alors qu'elle avait 4 ans à l'occasion de son anniversaire. C'est elle qui lui avait choisi le nom de Beethoven. Agé aujourd'hui de 9 ans, Myriam a eu une sacrée surprise, elle avait perdu tout espoir de retrouver son compagnon. Le parcours de 700 kilomètres traversé par son chien reste pour elle un mystère d'autant plus que la patte droite de Beethoven boîte un peu.
    Seul le bonheur des retrouvailles ressenti par Myriam est en mesure d'atténuer l'amertume des membres de la famille de Visionnati qui se sont attachés de plus en plus au chien. André, Serge et Benjamin l'ont accueilli, câliné et adopté. Ce Spitz est devenu partie intégrante de la famille. Seule consolation, l'effort fourni par les Visionnati pour rapprocher Myriam et Beethoven. N'empêche, ils s'attendaient à ce que les Coulon leur disent gardez-le, on n'en veut plus.
    En attendant, la jeune Myriam, dès qu'elle retournera chez ses grands parents à Beriey, elle va enfin renouer avec son loulou blanc.

    Rachid JANKARI (AFP/Le Républicain Lorrain)

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