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    Un institut de normalisation en cours de création

    Par L'Economiste | Edition N°:636 Le 11/11/1999 | Partager



    · Le texte de loi est au Secrétariat Général du Gouvernement
    · La troisième copie de l'ISO pourrait entrer en vigueur au Maroc à partir de 2002


    Tout comme l'AFNOR en France, le Maroc créera prochainement l'IMANOR, l'institut marocain de normalisation. Le texte de loi sur la création de cet organisme est aujourd'hui au Secrétariat Général du Gouvernement. En attendant l'adoption de cette loi, le Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MICA) exerce toujours dans le cadre de la loi de 1970 et des décrets d'application de 1993.
    En fait, la création de cet organisme est une nouvelle pièce dans la législation actuelle de la qualité. Autonome et flexible, cet organisme sera placé sous la tutelle du MICA et sera piloté par un conseil d'administration composé aussi bien par le secteur public que privé. D'autres textes sont également prévus afin de mettre à niveau l'arsenal législatif de la qualité.
    Sur le plan international, la famille ISO sera prochainement revue et corrigée. Le comité international de normalisation se réunira en novembre 2000. Objectif, préparer la nouvelle édition de l'ISO, troisième mouture du genre après les éditions de 1987 et 1994.
    Au Maroc, ce dernier-né de la famille ISO ne sera pas appliqué aussitôt qu'il sera décrété au niveau international, soit en juillet 2001. "Il faut amener les entreprises à appliquer d'abord le système actuel au lieu de les encombrer avec un autre encore plus contraignant", explique M. Abdellah Nejjar, directeur de la Normalisation et de la Promotion Qualité au MICA. Et d'ajouter: Son introduction est toutefois possible à partir de 2002.
    Aujourd'hui, le bilan des travaux des comités techniques de normalisation se chiffre à 2.000 normes homologuées. Par secteur, ce sont les industries chimiques et parachimiques (ICP), les BTP et les industries mécaniques qui occupent le haut du podium en matière de contribution dans le bilan normatif. Leurs taux respectifs sont de 24, 20 et 19%.
    Trois ans après l'enquête menée en juin 1996 par la cellule "Qualité" de la Commission de la Compétitivité et du Progrès de l'Entreprise de la CGEM, les mêmes conclusions ressortent aujourd'hui dans le bilan de la qualité. Les mêmes secteurs reviennent en tête de liste: ICP ou encore BTP. Quant aux services, ils sont toujours à la traîne. A l'exception du secteur de la sécurité, l'informatique, les télécommunications et le tourisme connaissent très peu les concepts de certification. Pourtant, c'est là où la non-qualité est plus visible: le Ministère du Tourisme devrait normaliser le moelleux des lits et la fraîcheur des salades de pêcheurs. A rappeler que le nombre total des normes a connu une croissance lors des dix dernières années. La plus forte hausse a été enregistrée en 1998 avec une croissance de 371 normes homologuées, soit 29%. "Avec un tel rythme, le fond normatif marocain pourra largement dépasser le seuil des 5.000 normes dans 10 ans", indique M. Nejjar.
    Côté certification, le bilan se chiffre aujourd'hui à huit produits certifiés conformes aux normes marocaines, huit entreprises certifiées NM ISO 9000.

    Hassan BOUCHACHIA




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