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Economie

Un débat public sur le nouveau concept d'autorité

Par L'Economiste | Edition N°:744 Le 11/04/2000 | Partager

. Le GRET une association de chercheurs, tente de faire un rapport entre "le désir de bonne gouvernance et le nouveau concept d'autorité"

Le "nouveau concept d'autorité" a été le premier évoqué par SM le Roi Mohammed VI, et ce dès son premier discours à l'issue de la période de deuil. Ensuite, M. Basri, ministre de l'Intérieur symbolisant l'ancien concept, a été remplacé par M. Midaoui, qui doit donner forme au nouveau. Cependant, ce n'est pas une question d'hommes ou plus exactement, ce n'est pas une question d'un seul homme. Les ramifications du concept sont beaucoup plus larges. Le GRET, Groupement de Recherche-Espace et Territoires, composé en majorité d'universitaires, lance, avec le soutien financier de la Fondation allemande Hanns-Seidel, une réflexion liant "la gouvernance et la modernisation de l'autorité". Le GRET recevra vendredi 14 avril des chercheurs et débatteurs(1).

Synthèse monarchique


Faisant le tour des critiques adressées au gouvernement d'alternance, le Pr Ali Sedjari, président du GRET, souligne que "la gouvernance apparaît aujourd'hui comme le nouveau paradigme pour désigner le nécessaire renouveau du mode de gouverner". Or, poursuit-il dans son annonce du dîner-débat, "l'équipe au pouvoir donne l'impression de s'installer dans l'inertie en sollicitant du secours ailleurs". Pour le Pr Sedjari, c'est le signe qu'il faut "adapter l'appareil gouvernemental au nouveau concept socio-économique".
Il y a, selon lui, trois handicaps qui se nichent dans les pratiques politiques et culturelles: "le rapport au pouvoir" où les structures politiques apparaissent immatures"; "le rapport au temps", qui se manifeste par des difficultés face à l'action et un discours flou; et enfin la "crise du leadership, qui marque le besoin de leadership pour "protéger l'image de l'Etat".
Toujours dans le texte de présentation du débat, le Pr Sedjari estime "qu'il y a un énorme travail à effectuer sur les structures et les mentalités": changer le recrutement des hommes, arrêter "de faire de la politique en chambre, dans un espace raréfié, avec des relations consanguines, partisanes, souvent conflictuelles, et incohérentes". En face de la faiblesse du monde politique, voire "du déclin de l'exécutif", le président du Groupement voit l'expansion d'autres pouvoirs: "le pouvoir associatif, le pouvoir économique et le pouvoir de la presse". Afin de synchroniser les efforts de changement, il souhaite réhabiliter le pouvoir politique. Il voit cette réhabilitation passer par "un changement minimal, la nouvelle gouvernance ou par un mouvement plus global". Ce mouvement est, précise M. Sedjari, "la synthèse monarchique où le Roi est appelé à être le fer de lance de l'ambition nationale, pour produire de l'unité, de la cohésion, du progrès et de la modernité".

Nadia SALAH

(1) Le dîner-débat aura lieu à l'Hôtel Holiday Inn de Casablanca, à 18 h. La participation aux frais est de 200 DH pour les non-membres du GRET et de 100 DH pour les membres du Groupement.

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