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Economie

Une étrange affaire de détournements de fonds dans une agence BCM de Nador

Par L'Economiste | Edition N°:744 Le 11/04/2000 | Partager

. Le directeur de l'agence, actuellement en fuite, est poursuivi en justice par la BCM
. L'une de ses victimes réclame à la banque la somme de 70 millions de DH


Que s'est-il vraiment passé à l'agence BCM Béni Ansar (Nador) pour que son directeur soit en fuite? Détournement de fonds? Extorsion? En tout cas, l'affaire qui est aujourd'hui devant la justice remonte à plus de huit ou neuf mois.
A l'occasion d'un audit de routine, la BCM découvre plusieurs anomalies dans les comptes de son agence de Béni Ansar. A l'issue de cet audit, la banque décide de poursuivre le directeur de l'agence, Ismaïl Arab. Un citoyen marocain, résidant en Espagne, figure parmi l'une de ses victimes. Ce client, qui a voulu garder l'anonymat(*), affirme avoir effectué depuis 1989 divers versements en devises et en Dirhams à l'agence BCM de Béni Ansar. Tous les versements ont fait l'objet de placements sous forme de comptes à terme qui, la plupart du temps, étaient renouvelés à l'échéance capital+intérêt.
Jusqu'au 31 décembre 1994, les relevés de ces comptes à vue et à terme, tels que communiqués par la BCM, sont considérés par le plaignant comme conformes à ses versements. Il a donc continué à augmenter ses avoirs par des versements de devises et de Dirhams jusqu'en 1999. A partir du mois d'octobre de la même année, le client réalise qu'il a du mal à obtenir ses relevés de compte. Il a réclamé à plusieurs reprises, aussi bien à l'agence qu'au siège social à Casablanca, l'historique de ses opérations. "Il a même été obligé de se déplacer une fois à la direction générale sans pour autant obtenir satisfaction", confie à L'Economiste Me Mohammed Berrada, le défenseur du plaignant.
L'avocat explique qu'après quatre mois de tergiversations et après avoir présenté à la banque tous les justificatifs en sa possession, et qui comportaient la signature du directeur de l'agence, le client se rend compte que plus de la moitié de ses dépôts n'ont pas été crédités. L'affaire est aujourd'hui devant la justice. Le plaignant accuse le directeur, Ismaïl Arab, de lui avoir soutiré plus de 70 millions de DH.
Pour sa part, la BCM, qui réfute toutes ces charges, accuse le plaignant d'être de connivence avec le directeur de l'agence.
L'établissement a réagi, officiellement, dans un communiqué diffusé le 29 février: "Ces derniers temps, l'agence de Beni Ansar de la Banque Commerciale du Maroc a été l'objet d'une tentative d'extorsion de fonds. Cette tentative, qui a avorté parce que découverte à temps grâce à la vigilance des services d'audit de la banque, a donné lieu au dépôt d'une plainte auprès des autorités judiciaires compétentes". Depuis, la BCM a décidé, après une série de contacts avec le client et son avocat, de "laisser la justice suivre son cours".

(*) Selon le principe de la publicité des décisions de justice, l'ordonnance du juge comporte le nom du plaignant. Il s'agit d'Ahmed Bougi.


"Falsification de signature"


Selon Me Berrada, son client est victime de trois "manoeuvres frauduleuses". La première porte sur la passation sur son compte d'écritures comptables qu'il n'a jamais initiées ou ordonnées. La deuxième concerne "la manière par laquelle la Direction générale a procédé pour soustraire à son client tous les justificatifs dont il disposait sans lui remettre ses propres relevés de compte en lui faisant croire qu'elle allait lui restituer ses avoirs sans contestation". Quant à la troisième manoeuvre elle était, relative à la disparition d'une grande partie de ses avoirs.
En consultant les documents remis par son client, Me Berrada affirme avoir découvert cinq ou six signatures différentes sur les virements et chèques. Pourtant, le client n'a jamais procédé à un changement de signature. La défense va plus loin, elle estime que les fonds détournés par M. Arab alimentait les comptes ouverts au nom de ses enfants. Par ailleurs, le directeur aurait ouvert un compte au nom de sa mère décédée.
"La question qui se pose est de savoir pourquoi la BCM, après avoir découvert le pot aux roses, a laissé filer M. Arab. Cette question est d'autant plus pertinente que sept ans auparavant un autre directeur d'agence, cette fois-ci à Casablanca, a agi de la sorte. Lorsque la banque a découvert les malversations, le directeur avait déjà pris la fuite", s'interroge Me Berrada.

Fadoua TOUNASSI

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