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Economie

Un colloque sur le traitement des eaux usées

Par L'Economiste | Edition N°:83 Le 10/06/1993 | Partager

Le traitement des eaux usées et surtout celui des déchets devient un des principaux problèmes d'environnement. Les techniques d'élimination des déchets restent trop souvent encore sommaires et se limitent à une simple mise en décharge.

La "pollution zéro" n'existe pas et n'existera jamais. Un grand nombre de législations étrangères ont mis en place un cadre juridique pour la réduction des seuils de la pollution. Certaines techniques permettant de traiter les eaux usées et les déchets, dans des conditions satisfaisantes pour l'environnement, ont vu le jour.

C'est ainsi qu'une douzaine d'entreprises françaises présenteront, sous forme de films techniques et d'exposés, leurs expériences et leurs réalisations dans le domaine du traitement des eaux usées et des déchets, lors d'un colloque franco-marocain.

Celui-ci, organisé par le Centre Français du Commerce Extérieur, la mission économique et financière/service commercial de l'Ambassade de France à Casablanca, la Fédération des Industries Chimiques et Para-chimiques et l'Association des co-propriétaires de la zone industrielle de Tanger, se tiendra à Casablanca le 16 juin et à Tanger le 17 juin.

Ce colloque est par ailleurs réalisé en collaboration avec la Direction Générale des Collectivités Locales du Ministère de l'Intérieur, les Ministères des Travaux Publics et de l'Industrie.

Ce colloque, expliquent les organisateurs, a pour objectif "d'une part d 'assurer la promotion de l'offre française sous forme de séminaire, et d'autre part de permettre aux entreprises privées et publiques marocaines de bénéficier de l'expérience française en matière de protection de l'environnement".

Ce colloque cible ainsi les ingénieurs, les différents Ministères, les services techniques des Communautés Urbaines, les Offices, les Régies et un grand nombre d'entreprises privées.

Les différents thèmes traités, sous forme d'exposés et de projections de films, porteront notamment sur "la valorisation des déchets d'abattoirs", "les ordures ménagères comme source d'énergie", "station de transfert: traitement et collecte", "surveillance hydro-géologique en sous-sols", "hydrocarbure: dépollution", "eau et déchets: l'apport d'une ingénierie indépendante".

M.O.

Un procédé écologique: L'épuration par infiltration

L'épuration par infiltration résoudra-t-elle le problème de l'eau dans les régions à bilan hydraulique négatif. C'est dans cette perspective que l'agglomération d'Agadir au Maroc a choisi ce procédé de traitement des eaux usées. Un schéma directeur d'assainissement à l'échelle du Grand Agadir (400.000 hab. en 1995, 950.000 en 2010), établi en 1979, avait retenu le lagunage comme moyen de traitement. Devant l'importance des surfaces à requérir, ce procédé a été abandonné, en 1990, au profit de la filtration. Au préalable, la coopération Maroco-Française a créé et suivi, à Ben Sergao, centre suburbain d'Agadir, une station expérimentale de 1.000m3/j.

L'épuration par infiltration consiste à faire percoler les eaux à travers un massif granulaire de 2 à 3 mètres d'épaisseur dans lequel on maintient des conditions d'aérobiose suffisantes par des apports alternés permettant la réoxygénation du milieu.

Les eaux usées sont admises par "bâchées", séparées par un temps suffisant, permettant l'évacuation des eaux épurées, et la diffusion d'air (oxygène) dans le massif filtrant.

Le massif granulaire et l'air ambiant concourent à l'épuration des eaux usées par:

- rétention en surface des matières en suspension et des plus gros pathogènes,
- dépérissement des bactéries et des virus dans le massif,
- oxydation de la matière organique et de l'azote dans le massif.

Concernant son insertion dans l'environnement, ce procédé ne présente aucune superstructure. La déclivité du sol le permet, aucun dispositif électromécanique n'est nécessaire.

En comparaison, une station d'épuration classique ne permet pas d'obtenir ces résultats. Sur le plan physico-chimique une eau issue d'une station classique reste fortement colorée, et nécessite le milieu environnemental (rivière) pour se débarrasser de sa demande en oxygène. Sur le plan bactériologique, de fortes quantités de chlore sont nécessaires pour se débarrasser des organismes indésirables, compromettant ainsi les possibilités de réutilisation agricole de cette eau. Enfin, la station d'épuration classique laisse passer les parasites.

Jacques LARY
Ingénieur des TPE
Division Technique
de la Province d'Agadir

Marc AXAIRE
Ingénieur des TPE
Régie Autonome
Multi Services Agadir



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