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Economie

Un bon timing pour la pluie

· Les cultures d'automne se sont bien rattrapées

Par L'Economiste | Edition N°:454 Le 02/03/1999 | Partager

Les pluies de la dernière semaine de février ont finalement eu raison des craintes des agriculteurs. Elles interviennent juste au bon moment pour la suite de la campagne agricole, de même pour le cheptel.

Il était temps que la pluie revienne. Les agriculteurs recommençaient à s'impatienter et le moteur à spéculations à repartir de plus belle. Heureusement, les précipitations de la semaine dernière ont calmé les esprits. En effet, depuis la journée du jeudi et jusqu'à la soirée du dimanche, les pluies bienfaitrices ont gorgé d'eau tout le territoire. Au rang des villes les plus pluvieuses, Ifrane (85,7mm), Rabat-Salé (67mm), El Jadida (60,4mm), Casablanca (58,6mm) ou Kénitra (54mm). L'Oriental, en revanche, a peu bénéficié de ces apports (0,2mm à Oujda).

Planche de salut


Toujours est-il que ces pluies interviennent juste au bon moment. Les pousses sorties de terre, sous l'effet des pluies du mois de janvier, commençaient à réclamer leur dû en eau, après avoir fait le plein de soleil durant février où la pluie a marqué une trêve. Plus décisif sera l'effet de ces ondées sur les cultures de printemps et celles des légumineuses.
En effet, les averses donneront une nouvelle impulsion à ces cultures qui, selon le Ministère de l'Agriculture, représentent la planche de salut sur laquelle repose l'avenir de la campagne.
Une enquête, effectuée à grande échelle par la Direction de la Programmation et des Affaires Economiques du Ministère de l'Agriculture, sera menée incessamment pour évaluer la situation des cultures de printemps et celle d'automne ayant fait l'objet de remplacement. Dans les zones irrigués, l'effet des pluies est relativement moins marqué. Les retenues des barrages, comme d'habitude, ont servi de tampon au retard des pluies. Il n'empêche que les pluies auront là aussi un effet bénéfique.
La facture en eau des agriculteurs sera moins salée et les prélèvements sur les retenues diminueront d'autant. Au 1er mars 1999, la retenue globale des barrages en service est évaluée par la Direction de l'Hydraulique à 8,09 milliards de m3, soit un taux de remplissage "satisfaisant" de 58,7%.

Les effets sur le cheptel


Du côté du cheptel, "il est sûr que ces précipitations auront un effet largement bénéfique", estime le Dr Mohammed Tber, directeur de l'Elevage. Les prix qui étaient à un niveau des plus bas devraient logiquement entamer une légère remontée. "Difficile cependant de lancer des évaluations, car les éleveurs tardent encore à réagir", ajoute M. Tber. Ce sera donc comme toujours à la loi de l'offre et de la demande de décider de l'évolution future des prix du bétail. Ceux-ci dépendront aussi de l'évolution de la météo durant les jours à venir et jusqu'au 28 mars, le jour de l'Aïd El Adha. En tout cas, pour les prochains jours, les services de la météo nationale prévoient un temps assez dégagé sur l'ensemble du Royaume et ce, jusqu'à la journée du samedi.

Ghassan KHABER

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