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    Tunisie: Batterie de mesures pour les céréales
    De notre correspondante permanente à Tunis, Yousra Mahfoud

    Par L'Economiste | Edition N°:2662 Le 29/11/2007 | Partager

    . Objectif: Accroître le rendement et réduire les importations . Le pays mise sur la valorisation de son potentiel agricole céréalier UNE nouvelle stratégie vient d’être arrêtée pour accroître le rendement de la filière céréalière en Tunisie. Après les records atteints par les prix des céréales, l’Etat tunisien prend les devants. En misant sur la revalorisation de son potentiel agricole céréalier, il donne le ton. Désormais, le secteur de la production céréalière doit améliorer son rendement et garantir par ricochet les besoins locaux. L’Etat réhabilite ainsi les notions d’efficacité, de rentabilité et de compétitivité.Il a décidé d’augmenter le prix de vente des céréales à la production, d’ajuster les prêts à l’évolution du coût de la production, d’accroître la prime d’investissement destinée à l’achat d’appareils agricoles… S’y ajoutent une batterie de mesures liées à l’assistance technique des agriculteurs, à la formation, à l’utilisation des nouvelles techniques de production ou encore à la vulgarisation des techniques d’exploitation de la terre. L’impact de la flambée des prix des céréales sur l’économie du pays est certain. En témoigne la montée des importations agricoles. Les niveaux records atteints au mois de septembre 2007 ont tiré la sonnette d’alarme. La flambée des prix et la montée en flèche des coûts du fret ont fait grimper la facture céréalière du pays. A fin octobre 2007, et selon les données de l’Institut National de la Statistiques, la valeur des importations s’est élevée à 1,47 milliard de dinars tunisiens. La balance commerciale agricole, excédentaire à la même période en 2006, a accusé ainsi un déficit significatif. Les charges de la compensation ont suivi, générant de nouvelles pressions sur le budget de l’Etat. La subvention des céréales a coûté à l’Etat quelque 600 millions de dinars en 2007, contre 320 uniquement en 2006. Pour l’heure, la stratégie semble avancer à pas sûrs. Dans l’urgence, le pays continuera à importer d’importantes quantités, faute de rendements à l’hectare suffisants pour le moment. Le défi est d’autant plus important que la récolte céréalière de cette année est qualifiée d’assez bonne. La campagne a bénéficié des bonnes conditions climatiques et su mettre à profit les sessions de sensibilisation et d’encadrement organisées auprès des agriculteurs.A mi-juillet, la récolte était de l’ordre de 4,6 millions de quintaux, dont 3,376 millions de quintaux de blé dur et 1,196 million de blé tendre. La Tunisie assure la couverture de 25 % de ses besoins en blé tendre. Le reliquat est assuré par les importations.


    80% des besoins en blé tendre importés

    LES céréales et leurs dérivés constituent l’épine dorsale du système alimentaire en Tunisie. Le pays consomme chaque année quelque 20 millions de quintaux de blé dur et tendre. Il importe 80% des besoins de blé tendre et 20% de ceux en blé dur. Les importations proviennent principalement des Etats-Unis, du Canada et de l’Europe. Durant la campagne 2006-2007, la production des céréales en Tunisie a atteint 20 millions de quintaux. Elle est constituée notamment de blé dur, de blé tendre et d’orge. 

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