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Affaires

Tsunami: Nouvel élan de solidarité
Entretien avec Pr Driss Moussaoui

Par L'Economiste | Edition N°:1938 Le 14/01/2005 | Partager

Une grande campagne de solidarité est lancée depuis le 13 janvier, et ce jusqu’au 20 janvier, au Maroc afin de soutenir les enfants sinistrés d’Asie. C’est la première fois qu’une telle opération est lancée hors de nos frontières(1). Le secrétaire général adjoint du collectif Démocratie et Modernité, le Pr Driss Moussaoui, en partenariat avec la Fondation Mohammed V, monte au créneau afin de mobiliser des aides.- L’Economiste: Votre action menée aujourd’hui touche les enfants, pourquoi eux en particulier?- Pr Driss Moussaoui: Le tsunami a fait des milliers de disparus et de morts. Un tiers d’entre eux sont des enfants. Ils ont payé le plus lourd tribut et cela continue. Ils ont perdu leurs proches, leur école, leurs parents. Ils se retrouvent à la rue. Ce sont les victimes les plus touchées par cette tragédie. Des victimes «au carré»… C’est pour cela que la société civile, le collectif Démocratie et Modernité ainsi que la Fondation Mohammed V ont voulu marquer, avec force, par ce geste de solidarité, un visage «humain» je dirais de la mondialisation. Quand un homme est touché sur la planète, nous le sommes aussi et devons de plus en plus réfléchir et agir dans cette direction. Le Maroc est content quand il y a une solidarité qui se met en place lorsqu’une catastrophe le touche. Il doit aussi se montrer solidaire avec tous ceux qui souffrent à ce jour. Les gens pourraient se dire: Pourquoi porter de l’aide à l’extérieur, alors qu’on en a besoin à l’intérieur? Nous vivons dans notre pays une solidarité familiale et clanique. Il nous faut aujourd’hui élargir ce concept par une action au plan national et planétaire. A rappeler la solidarité qui s’est construite lors du tremblement de terre d’Al Hoceïma. Dans son ampleur, ce fut une première historique nationale. Les Marocains se sont retrouvés autour d’une partie blessée du pays. Avec force. Le Maroc ne vit pas sous une cloche de verre. Reproduisons maintenant cette solidarité étendue au reste du monde. Au-delà de la simple nationalité, il y a l’humanité. Il faut le dire et le redire. Cette solidarité globalisée apprendra aussi la solidarité à l’intérieur du pays. Ceux qui donnent aux autres donnent aux nôtres qui ont besoin. Quand on donne, on reçoit en échange. Il faut faire un geste. Pas seulement pour la bonne conscience, mais aussi l’amélioration des conditions de vie d’une manière ou d’une autre. Le bonheur ou le malheur contaminent. Il faut alléger le malheur des autres. «Tout ce qui n’est pas donné est perdu», disait le père Ceylac.- Concrètement, comment fait-on pour donner?- Voilà comment ça se passe. Ne sont acceptées que trois sources d’argent: 1) Aller à l’agence bancaire et faire un virement au nom d’Enfants d’Asie. Banque Al-Magrhib a un compte spécial pour cela. 2) Des chèques barrés non endossables au nom encore d’Enfants d’Asie. 3) Ecrire des SMS de soutien au numéro 530.Tout cet argent, une fois la semaine de solidarité achevée, sera remis sous forme de chèque unique à l’Unicef.- L’opinion publique a été choquée par les commentaires(2) de la presse du PJD, qu’est-ce que cela vous inspire?- En mon nom propre, je tiens à dire que ce type de commentaire est une insulte envers le plus grand pays musulman du monde, qui a perdu 100.000 des siens (l’Indonésie). Une insulte pour tous ceux qui ont subi une catastrophe (le peuple de Bam en Irak). Tous les morts et leurs familles d’Al Hoceïma. Tous les morts du tremblement de terre d’Agadir. Ce type de raisonnement est punitif et inacceptable. Car il est injuste vis-à-vis des victimes, leurs familles et vis-à-vis de Dieu. Si punition il doit y avoir, pourquoi blamerait-il la multitude et parmi celle-ci, les enfants? Le danger est que les gens ne donnent pas à cause de cet article imbécile. C’est la raison pour laquelle je le mentionne.


Arnaques sur Internet

Les arnaqueurs sont ingénieux quand il s’agit de récolter des fonds… pour eux-mêmes! Certains montent des combines destinées à extorquer de l’argent aux donateurs qui veulent aider les victimes du tsunami. Ces escrocs ont vite compris qu’il y avait là de quoi s’enrichir, grâce à l’élan mondial de générosité en faveur des rescapés du tsunami. Quelques jours à peine après la catastrophe en Asie, les premiers e-mails crapuleux sont apparus. Ils réclament aux internautes des dons pour venir en aide aux victimes. Mais la victime en l’occurrence n’est pas celle que l’on croit puisque c’est bel et bien le destinataire du mail qui se retrouve, pour le coup (dé)plumé s’il tombe dans le piège. Le «phishing» concerne, lui, un procédé corollaire à celui du mail réclamant directement une somme d’argent. Son principe? Obtenir grâce à un courriel classique, les données personnelles et bancaires de l’utilisateur. Propos recueillis par Céline PERROTEY-----------------------------------------------------------------(1) Il y a bien eu une opération nationale d’envergure destinée à la Palestine de par le passé mais c’est la première fois que l’on aide toute une civilisation avec une culture différente, toutes religions confondues.(2) Le journal At-Tajdid a estimé dans son édition du 11 janvier 2005 que «le tsunami était une manifestation de la colère de Dieu envers le tourisme sexuel et que si on ne change pas nos habitudes au Maroc, la même vague va nous submerger».

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