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    Trois suicides à Guantanamo

    Par L'Economiste | Edition N°:2295 Le 12/06/2006 | Partager

    . L’identité des trois hommes, deux Saoudiens et un Yéménite, n’a pas été révéléeTROIS détenus de la prison américaine de Guantanamo ont été retrouvés pendus dans leur cellule samedi matin à la base américaine, à Cuba. C’est un gardien de la prison qui a fait les macabres découvertes, samedi matin. Il s’agit des premiers cas de suicide rapportés par l’armée américaine depuis l’ouverture du camp de prisonniers, en 2002. L’identité des trois hommes, deux Saoudiens et un Yéménite, n’a pas été révélée. Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de leur mort. Le général John Graddock, responsable du Commandement Sud, a indiqué que c’était la première fois que des prisonniers perdaient la vie sur la base américaine, malgré les nombreuses tentatives de suicide qui y ont eu lieu. Des dizaines de détenus ont également entrepris des grèves de la faim à Guantanamo.Un porte-parole autoproclamé des Talibans a accusé dimanche les Etats-Unis de les avoir tués, affirmant que des combattants musulmans ne se seraient jamais suicidés. L’option du suicide a été formellement rejetée par un porte-parole des rebelles, arguant qu’aucun musulman, aucun moudjahidine ne peut se suicider. C’est interdit par la Charia, la loi islamique, a-t-il ajouté, qui est souvent à l’origine des revendications d’actions des Talibans.Ces derniers affirment que les trois détenus ont été tués par leurs gardiens. Pour le porte-parole des Talibans, il y a une nette différence entre un suicide et un attentat suicide contre des «infidèles». Les attentats suicides étaient quasiment inconnus en Afghanistan jusqu’à l’année dernière, mais ils se sont multipliés depuis.Quelque 460 détenus sont prisonniers à Guantanamo, y compris une centaine d’Afghans, dont bon nombre ont été capturés lors des combats qui ont mené à la chute du régime des Talibans à la fin 2001. Ils ont le statut de «combattants ennemis» et, à ce titre, ils ne jouissent pas des mêmes droits que les prisonniers de guerre officiels ou les personnes soupçonnées de crimes de droit commun. À ce jour, seulement 10 de ces quelque 460 prisonniers détenus à Guantanamo ont été formellement inculpés par les autorités américaines, mais aucun d’entre eux n’a été jugé. Les appels à fermer Guantanamo se font de plus en plus pressants à travers le monde.Quelques dizaines d’Afghans ont été libérés depuis lors sous la pression de leur gouvernement.Synthèse L’Economiste

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