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    Economie

    Trois formules pour développer l'épargne salariale

    Par L'Economiste | Edition N°:650 Le 01/12/1999 | Partager



    · La participation aux bénéfices permet plus de transparence
    · Il faut que la législation fiscale soit incitative


    Comment développer l'épargne salariale? C'est là une question qui revient sur le tapis lors des différents débats ayant trait au développement du marché financier. L'atelier «Investissement et Epargne» aux Assises nationales sur la fiscalité n'a pas échappé à la règle.
    Selon les intervenants marocains, cette source de financement peut très bien être encouragée, voire développée chez nous, mais encore faut-il que la législation fiscale soit incitative. «L'impact de la fiscalité sur la décision d'épargner est considérable», précise M. Paul Maillard, conseiller à l'Association Française de la Gestion Financière. C'est là «le meilleur moyen» pour encourager le salarié à épargner. D'ailleurs, en exemptant les sommes versées en guise d'épargne, même les petits et moyens salariés peuvent participer à ce processus. Ceci est d'autant plus important que les salaires se situent à un niveau encore bas. De plus, les tranches et les taux actuels de l'IGR ne favorisent pas une telle mesure. Pour cela, l'entreprise doit réclamer des déductibilités en faveur de ses employés, ce qui se traduirait, certes, par un manque à gagner pour le Fisc, mais les sociétés seront obligées de faire preuve de plus de transparence.
    La politique d'intéressement, déjà utilisée par quelques entités, est l'une des formules de développer cette épargne. Mais en l'absence de carotte fiscale, cette mesure a encore du mal à décoller. La participation aux bénéfices est un autre outil pour encourager l'épargne salariale. «Cette disposition doit être obligatoire pour qu'elle puisse se développer dans la mesure où elle permet plus de transparence au niveau des entreprises», suggère M. M'Hamed Skalli, président de l'ASFIM. C'est le cas, d'ailleurs, en France où la loi oblige les entreprises employant au moins 50 salariés à réserver une part des bénéfices aux salariés. «Ce système de partage des résultats fait partie de la panoplie d'outils de motivation globale. Sur le moyen terme, il renforce l'attachement des salariés à la structure qui les emploie», explique M. Maillard.
    L'autre méthode consiste à bloquer une partie du salaire brut comme épargne, en franchise d'impôts, durant une période de cinq ans. Mais cette formule prévoit que la société effectue un «abondement» pour «stimuler ses employés». Autrement dit, elle se doit de leur donner une sorte de prime pour chaque retenue.
    L'épargne dégagée de ces différentes formules peut être utilisée pour acquérir les actions de l'entreprise elle-même ou être investie dans les fonds communs de placement d'entreprise (FCPE). Cette dernière mesure est plus intéressante, puisqu'elle permet de diversifier le risque du fait que ces fonds comptent aussi bien des actions de l'entreprise qui emploie ces salariés que des titres appartenant à d'autres sociétés. «Cette formule est plus adaptée au tissu économique marocain, puisqu'elle ne met pas en question le pouvoir du dirigeant, étant donné qu'une bonne partie du tissu économique est constituée de PME familiales dont les dirigeants tiennent souvent à garder le pouvoir au sein de leur entreprise», s'accordent à dire des opérateurs économiques.

    Rafik IKRAM

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