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    Trois écoles marocaines créent une université à Dakar

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Un partenariat où sont associées HEM, EMSI et Com’SupL’enseignement supérieur privé marocain cherche de nouveaux gisements de croissance. Trois grandes écoles -HEM, EMSI et Com’Sup- se sont associées pour créer un établissement à Dakar. L’Université Libre de Dakar (ULD) recevra ses premiers étudiants au mois de novembre 2006 avec trois branches pour commencer: management, ingénierie et communication. Ce n’est pas la première expérience que tente l’école privée marocaine sur le continent. Le groupe HECI possède déjà un réseau d’établissements dans plusieurs pays en Afrique centrale (Cameroun), au Sénégal et en Côte d’Ivoire.Le schéma pédagogique retenu par les promoteurs est de former des cadres bac+3 et bac+5 pour rester dans l’esprit du régime LMD. Ce dernier est devenu aujourd’hui le standard international depuis son adoption par l’Europe via l’accord de Bologne. C’est la même architecture qui a été déclinée dans l’université marocaine dans le cadre de la réforme de l’enseignement supérieur. L’objectif est de «faire de l’Université Libre de Dakar une institution de référence dans les sciences sociales et d’ingénierie», relève Azzedine Lazrak, fondateur et directeur pédagogique de Com’Sup. L’ULD bénéficiera de l’ensemble des accords internationaux liant les écoles fondatrices (HEM, EMSI et Com’Sup) à des universités ou écoles européennes. Ce ne sera pas de trop tant la concurrence est très vive dans l’enseignement supérieur privé à Dakar. Le corps enseignant viendra pour l’essentiel des grandes institutions et organismes locaux, avec l’appoint de quelques enseignants qui partiront du Maroc pour animer des séminaires dans les différentes spécialités dispensées dans l’établissement. Dans l’autre sens, des enseignants sénégalais interviendront régulièrement dans les écoles partenaires au Maroc, un échange auquel les promoteurs de l’ULD tiennent par-dessus tout, l’université se voulant d’abord un outil d’interpénétration culturelle.Avec les troubles politiques qui persistent en Côte d’Ivoire depuis 2002, la capitale sénégalaise est devenue une plateforme de toute l’Afrique de l’Ouest en matière de formation. Le réseau d’écoles et d’universités de Dakar rayonne pratiquement sur tous les pays de la région. 30% d’étudiants qui fréquentent les établissements d’enseignement supérieur de la capitale sénégalaise viennent des pays de la région, population à laquelle il faut ajouter une importante colonie de jeunes Marocains qui poursuivent leurs études à la Faculté de médecine de l’université Cheikh Anta Diop.


    Dans la foulée des précurseurs

    Il y a eu des précurseurs comme le groupe Chaâbi, Managem, Cema Bois de l’Atlas, Ingelec,… mais, Royal Air Maroc et son partenariat réussi avec l’Etat sénégalais dans Air Sénégal International semblent avoir levé des hésitations dans les esprits. Dans la foulée, les banques ont suivi, notamment les groupes BMCE Bank et Attijariwafa bank, en implantant des filiales à Dakar et un peu plus au sud du continent à Brazzaville, avec la présence de BMCE Capital. Pour suivre ce mouvement, Royal Air Maroc, dont le réseau Afrique constitue un des contributeurs importants au revenu du groupe, s’apprête d’ailleurs à ouvrir la ligne Casablanca-Brazzaville un an plus tôt que prévu. Le premier vol est annoncé fin octobre-début novembre 2006 avec escale à Lomé (Togo). A. S.

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