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    Affaires

    Transport aérien
    Premier revers à la libéralisation du handling

    Par L'Economiste | Edition N°:1724 Le 12/03/2004 | Partager

    . Le deuxième opérateur des services d'assistance au sol dans les aéroports doit démarrer le 1er avril. Difficile de tenir ce calendrier suite à la «bataille» juridique engagée par le groupement qui a perdu l'appel d'offres . L'ONDA a interjeté appel, mais l'examen du fond du dossier est fixé au 20 marsEn principe, le deuxième opérateur du handling doit commencer son activité le 1er avril prochain dans les trois aéroports ayant fait l'objet de l'appel d'offres: Mohammed V à Casablanca, Marrakech et Agadir. Mais ce calendrier de libéralisation subit un premier revers avec la décision du tribunal administratif de suspendre l'exécution de l'attribution de la concession au groupement Globalia/Finance.com/Atlanta à la demande du groupement hispano-turc composé de Flightcare, Celebi et Finamco. Ce dernier a ouvert le feu sur un double front. Il a demandé l'annulation de la décision d'attribution de la concession à Globalia et ses partenaires et la suspension de l'exécution de ce contrat qui devait entrer en application le 1er avril prochain. Sonné par la décision du tribunal administratif, Abdelhanine Benallou, directeur général de l'Office national des aéroports (ONDA) se veut malgré tout rassurant: le cahier des charges comme le règlement de consultation, sont clairs, explique-t-il. Le patron de l'ONDA se dit «confiant du bien-fondé de sa décision (résultat de l'appel d'offres)», a aussitôt interjeté appel devant la Chambre administrative de la Cour suprême. La requête de l'Office n'est pas encore examinée. Pour l'instant, l'Office dit ne pas connaître la date à laquelle le juge se prononcera. La bagarre se poursuivra au Tribunal de première instance à partir du 20 mars, début des audiences au terme desquelles la justice tranchera sur le fond. Pas si sûr que ce «bras de fer» juridique soit achevé avant le 1er avril, date à laquelle le deuxième opérateur handling devrait commencer l'exploitation selon les clauses de la convention. La perspective de ne pas caler à ce délai donne des maux de tête au management de l'ONDA. «Cela enverrait un très mauvais signal aux opérateurs et porterait un grave préjudice au crédit de la politique de libéralisation du transport aérien dans notre pays», assure Abdelhanine Benallou. Il n'y a aucune ambiguïté dans tout le processus de l'appel d'offres comme dans le cahier des charges, constate le patron de l'ONDA qui fustige au passage «la tentative de déformer et de biaiser l'information». Le règlement de consultation définissait clairement le processus de désignation de l'attributaire, lequel comporte deux phases, ajoute-t-il. «Les offres étaient classées en fonction du total des notes reçues pour chacun des critères de sélection. C'est ce que stipule le cahier des charges.Les dossiers de prétendants à l'exploitation à la concession des services d'assistance au sol dans les trois plus grands aéroports du Royaume étaient appréciés sur la base d'une demi douzaine de critères: l'expérience, le portefeuille client, la politique adoptée en matière de qualité et de continuité des services et le niveau de redevance à verser à l'Etat.Le cahier des charges était clair: L'offre la mieux notée -ce qui était le cas du groupement conduit par Flightcare- sera retenue en premier pour l'engagement des négociations. En cas d'échec (le document parle de non-aboutissement), les discussions s'ouvriraient avec le candidat arrivé en deuxième position. En gros, ces discussions portaient sur l'offre financière et la politique commerciale, c'est-à-dire la redevance de concession et surtout, le niveau des tarifs appliqués aux compagnies aériennes. Le DG de l'ONDA, qui avoue ne pas comprendre la portée de la bataille juridique engagée par Flightcare et ses partanaires, justifie son choix: «En tant que gardien des intérêts de l'Etat, nous avons cherché à la fois à maximiser les revenus (la redevance d'exploitation) versés à l'Office et minimiser les coûts pour les compagnies aériennes». In fine, l'objectif est d'être en phase aux orientations de la politique touristique définie par le gouvernement. Abdelhanine Benallou explique l'éviction du consortium Flightcare par des propositions qui ne répondaient pas à ce double objectif et donc, aux attentes de l'ONDA. Des niveaux de tarifs des prestations très élevés auraient mis en danger la politique touristique du pays, martèle-t-il.Abashi SHAMAMBA

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