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    Par L'Economiste | Edition N°:636 Le 11/11/1999 | Partager



    · Le Maroc se dotera d'un institut de normalisation
    · La qualité peut nous mener à moins d'ordures, moins de gaspillage, à plus de civisme


    Le Maroc aura son institut de normalisation à l'image de l'AFNOR en France. C'est un stade décisif pour la propagation de la qualité dans le pays. Certes, le concept est largement véhiculé dans les médias et fait l'objet de nombreux colloques et séminaires de formation; c'est même devenu une mode, un alibi de modernité. Tout le monde prétend en faire, et quelques entreprises courent à la certification et l'affichent comme une enseigne, sur les murs des usines et les papiers à en-tête. Il y a aussi des centaines de normes, rédigées par de savantes commissions, mais qui sont très peu appliquées.
    Cependant à vue d'oeil, la qualité fait défaut dans la majeure partie de notre production, et dans la plupart des services privés et publics. A moins d'une nécessité réglementaire ou commerciale, notamment pour l'exportation, la qualité est beaucoup un discours, très peu une pratique quotidienne. Voilà pourquoi un institut de normalisation est devenu nécessaire: il donnera les repères d'ordre public en matière de produits, de services et de méthodes de travail. Ce sera le port d'attache de tous les efforts épars en la matière.
    Cet institut devrait être autonome, mais placé sous la tutelle du MICA (Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat) et piloté par un conseil d'administration composé des secteurs public et privé.
    En attendant, le MICA et l'Union Marocaine pour la Qualité organisent leur 3ème semaine à travers tout le pays. Le thème choisi est "la qualité profite à tous". Il s'agit de montrer l'intérêt de cette démarche pour l'ensemble des producteurs, et pas que les grands. Les PME sont aussi concernées, car elles constituent l'essentiel du tissu productif; voilà pourquoi les chambres de commerce servent de relais à cette opération. Faut-il rappeler les derniers incidents sur les glaces et la mortadelle qui ont conduit des commerçants à la saisie de leurs marchandises, voire devant les juges. Souvent, il ne s'agissait que de mauvaises méthodes de travail; l'approche qualité leur aurait évité tous ces déboires. Aujourd'hui, la mortadelle revient avec des exigences sanitaires de fabrication et de distribution.
    Les consommateurs auraient aussi été épargnés s'ils avaient été vigilants. S'il sont sensibles aux valeurs de la qualité quand ils achètent, ils le seront aussi quand ils travaillent dans leurs usines et leurs bureaux, et quand ils se comportent en citoyens responsables.
    La qualité peut nous mener à moins d'ordures dans la rue, à moins de gaspillage d'eau, au respect des plages et des forêts, bref à plus de civisme.

    Meriem OUDGHIRI

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