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Economie

Tourisme/Vision 2020
Le pari des 20 millions d’arrivées

Par L'Economiste | Edition N°:3410 Le 24/11/2010 | Partager

. Plus de 90% des objectifs atteints sur les arrivées à fin 2010. Emergence d’une expertise dans l’aménagement de stations balnéaires. Prochain défi: Les régions et le tourisme durableA la veille des Assises nationales du tourisme, une nouvelle vision prend forme. Elle sera dévoilée le 30 novembre à Marrakech. Le pari est d’arriver à 20 millions de touristes à l’horizon 2020. Pour y arriver, le secteur est appelé à négocier un nouveau virage et fixer de nouveaux défis via une stratégie de développement qui court sur les 10 ans à venir. L’enjeu est de créer toute une industrie de dernière génération. Et c’est l’esprit de la Vision 2020 qui devra opérer des ajustements de manière à enclencher des synergies avec les mutations conjoncturelles et structurelles du tourisme mondial. Le tout via des indicateurs de performance.La prochaine décennie sera donc marquée par des orientations plutôt d’ordre qualitatif. La Vision 2020, qui sera dévoilée lors des 10e Assises du tourisme à Marrakech, devra s’inscrire dans une approche plutôt régionale et qui privilégie un traitement transversal (qualité, aérien, formation…). Concrètement, il s’agira de mettre dans chaque territoire touristique de nouveaux produits attractifs et générateurs de richesses. Par nouveau produit, l’on n’entend pas uniquement hôtels ou Resorts, mais plutôt tout site susceptible de générer une valeur ajoutée dans un territoire donné à l’instar des musées, de zones montagneuses, de forêts, les oasis, les lacs, le patrimoine architectural, la culture, l’animation … Autant d’éléments nouveaux qui devront faire évoluer la destination dans sa globalité dans un souci de continuité, d’équilibre, de cohérence et de complémentarité entre les packages. La nouvelle vision devra reposer sur 3 thématiques majeures: balnéaire, culturel et nature. Mais toute la politique devra tenir compte des besoins d’une demande internationale en mutation permanente, de l’offre de la concurrence et surtout des exigences d’un tourisme durable, écologique… qui préserve les ressources naturelles et patrimoniales. «Il va falloir équilibrer les différentes destinations en matière de marque, de positionnement, de rentabilité», tient à préciser un expert du tourisme. L’enjeu est de taille sur chaque produit, chaque destination et chaque niche (loisirs, balnéaire, culturel, aventure…), car il y a encore un potentiel de croissance à deux chiffres. Autres priorités et non des moindres, arroser les différents arrière-pays de manière à démultiplier les investissements, répartir la croissance, l’animation… en dynamisant encore plus les régions.La nouvelle vision repose également sur les acquis du Plan Azur (vision 2010). Une stratégie qui a permis d’imprimer un rythme et d’écrire une nouvelle page dans les annales du tourisme national. Le Plan Azur a finalement réussi à mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’objectifs communs et surtout à booster les principaux indicateurs via le triptyque: arrivées, nuitées, recettes. A fin décembre 2010, le secteur devra générer 60 milliards de DH de recettes. Rien que sur les trois dernières années, les recettes sont à plus de 150 milliards de DH, pour une moyenne de 55 à 60 milliards par an. «La Vision 2010 a globalement été un succès, car elle a permis une véritable impulsion. Valeur aujourd’hui, c’est l’un des secteurs les plus stratégiques de notre pays, qui rapporte le plus de recettes et de devises», s’accordent à dire de nombreux professionnels. En termes d’arrivées, la destination Maroc compte accueillir entre 9,2 et 9,4 millions de touristes à fin décembre. Autrement dit, l’objectif fixé des 10 millions de touristes sera atteint à plus de 92%. Ce qui est une prouesse dans un contexte international morose! La Vision 2010 aura tenu ses promesses dans un contexte mondial des plus difficiles. La crise ayant affecté d’abord le budget voyages et loisirs des principaux pays émetteurs. S’y ajoutent les nombreuses perturbations survenues les 10 dernières années: le 11 septembre, les attentats du 16 mai, le Sras, la grippe A H1N1… en dépit de ce contexte mondial perturbé, la destination a pu garder voire développer son attractivité et son pouvoir de séduction.


Concilier économie et écologie

La notion de tourisme responsable et durable devra représenter la colonne vertébrale de la nouvelle feuille de route. Celle-ci aura pour objectif de concilier entre économie et écologie, environnement et développement, ouverture aux échanges internationaux et préservation des identités sociales et culturelles. Toutes ces orientations ont été traduites et formalisées dans une charte de tourisme responsable. Erigée en cadre de référence pour le développement durable, la charte s’articule autour de trois axes: d’abord, la préservation de la culture, des valeurs, des traditions et de l’identité marocaines. Ensuite, la protection de l’environnement. Enfin, la mobilisation pour un tourisme vecteur de développement économique et social.


Philosophie

Le Plan Azur a permis de développer une expertise avérée dans la configuration de chantiers structurants. Il s’agit surtout de l’émergence d’une expertise marocaine dans l’aménagement de stations balnéaires de dernière génération. Les modèles de la station pilote de Saïdia et bientôt Mogador et Lixus sont édifiants. Le mérite de ces sites est qu’ils sont tous nés ex nihilo. Dans quelques mois, ils devront vendre une nouvelle facette d’un Maroc balnéaire. Evidemment, il y a certains objectifs qui n’ont pas encore été atteints à 100%, notamment la capacité litière, le nombre d’hôtels à construire dans chacune des stations, la cohérence avec l’arrière-pays, la formation, la qualité de service, le tourisme interne… A titre d’exemple, sur la station de Saïdia, l’objectif initial était de construire 10 hôtels. Or, à ce jour, seuls 3 hôtels sont opérationnels sur le site de l’Oriental. Sur ces points précis, les opérateurs du tourisme rappellent que la Vision est une philosophie qui enclenche une dynamique mais qui ne s’arrête pas à une date précise. C’est un processus systémique et continu qui va du facteur humain et comportemental aux infrastructures de base.Amin RBOUB

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