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Textile: Un accord éthique avec Inditex

Par L'Economiste | Edition N°:2559 Le 29/06/2007 | Partager

. Il s’agit d’un projet pour une conformité sociale. Protéger le made in Morocco et se préparer à l’après-2008PRODUITS finis made in Morroco, Amith, Inditex. Tissez tous ces ingrédients associés à une bonne dose de fibre citoyenne et cela donne un partenariat entre l’Association marocaine du textile et de l’habillement (AMITH) et le mastodonte de mode européen Inditex. Cet accord, signé par Karim Tazi, président de l’Amith, et Antonio Abril, secrétaire général d’Inditex, le 27 juin à Casablanca, promet de formaliser le secteur du textile. Pourquoi? «C’est essentiellement pour promouvoir une image de marque du produit made in Morroco», explique Karim Tazi. Et c’est dans le but d’assurer la conformité aux codes de mode, éthique et développement durable du groupe espagnol qu’un programme a été mis en place. L’idée est de mettre en valeur made by Inditex, et made in Morocco à la fois avec des bénéfices substantiels des deux côtés. Ainsi, les entreprises membres de l’Amith s’engagent à adhérer au label lancé par et pour les Marocains «Fibre Citoyenne». «Quand on a des choses à se reprocher, on pèse moins lourd sur le marché. Ce label est un moyen de promotion de la transparence», souligne Tazi. En effet, ce label, qui se veut réaliste avec des objectifs conformes par rapport aux lois, promet de donner de l’avance à ce secteur prioritaire du plan Emergence. L’Amith multiplie les démarches avec ses partenaires pour généraliser ce label qui sera une clé pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Les charges de ces opérations seront couvertes à 80% par l’Etat, 10% par les fabricants privés et le reste par Inditex. Ainsi, le gouvernement pourra de son côté protéger le produit marocain, et l’Amith va œuvrer pour prospecter de nouveaux clients. GAP, Marks & Spencer, Nike et d’autres pourraient faire partie du lot. «Il s’agira aussi d’assurer une conformité sociale et de gagner 5 points de productivité pour s’aligner aux normes internationales», explique Mohamed Tazi, DG de l’Amith. Inditex compte aussi sur ce label pour doper sa chaîne de production et l’augmenter de 40% et surtout, se préparer à la fin des quotas en Chine. «Inditex est prête à accompagner toute entreprise désirant être formalisée», confie Antonio Abril. En y adhérant, les entreprises se doteront de moyens pour améliorer leur compétitivité, en particulier face à la menace jaune. Cela veut dire plus de pouvoir, d’impact pour une meilleure force de négociation, face à des clients de plus en plus exigeants.Cette démarche s’inscrit dans une optique de recherche d’excellence, déjà matérialisée par l’adoption des textiliens, en 2003, d’une charte de valeurs et d’excellence (cf. www.leconomiste.com). Le mode d’emploi n’est pas sorcier. Passer par le portail des services de l’Amith intégrant un scoring par rapport au référentiel Fibre Citoyenne, pour un autodiagnostic. Cette action découle sur un plan d’actions correctives et un accompagnement après un autre diagnostic et évaluation par des auditeurs référencés. Les coûts de l’opération peuvent être pris en charge à hauteur de 80% sur une durée de 6 mois. Ceci dit, «les entreprises ne nécessitant pas d’accompagnement peuvent passer directement au stade de l’audit final», dévoile le président de l’Amith. C’est un cabinet référencé qui émet un rapport d’audit à l’intention du comité d’attribution de la distinction Fibre Citoyenne.


Quelle crédibilité?

LE label Fibre Citoyenne ne peut être attribué qu’après l’aval d’un comité d’éthique. Et même labellisées, les entreprises seront régulièrement et inopinément contrôlées et suivies par l’ANPME. D’ailleurs, le programme-pilote, qui démarre le 1er juillet, concerne 15 usines à Casablanca et 30 à Tanger. De son côté, Neama Ouazzani, représentante du Bureau international du travail (BIT), indique qu’un projet d’accompagnement de mise à niveau social de 11 entreprises est en cours à Casablanca, Rabat et Tanger.Sara BADI

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