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Affaires

Le Club de L’Economiste reçoit l’ONCF
L’Office sur de bons rails

Par L'Economiste | Edition N°:2559 Le 29/06/2007 | Partager

. 17,2 milliards de DH d’investissements . 23 millions de voyageurs en 2006 . L’innovation au service des passagersRévolution ou évolution? C’est désormais certain, l’ONCF fait peau neuve. Acteur majeur dans le marché national du transport, l’Office se veut également une locomotive du développement économique et social du Royaume. Avec un programme d’investissement totalisant les 17,2 milliards de DH pour la période 2005-2009 (pour un taux d’engagement de 80% réalisés à fin juin 2006), place à une nouvelle stratégie commerciale et à une réorganisation des structures, car ce sont plus de 23,5 millions de passagers qui ont pris le train en 2006 (contre 14,5 millions en 2002). Un taux de progression annuel qui connaît une croissance à deux chiffres (environ 11%) occasionnant de sérieux problèmes de gestion et d’organisation. Cependant au-delà des aménagements de type organisationnel, ce qui importe pour le voyageur lambda, ce sont les innovations avec lesquelles il sera quotidiennement confronté, et qui devraient mettre fin aux problèmes rencontrés. Et des problèmes, il y en a. Pas la peine de faire une liste exhaustive, reprenons seulement les plus patents. A l’arrivée d’abord. Impossible de prendre son billet de train sans avoir droit à l’éternelle et interminable file d’attente. On se bouscule, on gesticule dans tous les sens. On essaye de ne pas perdre patience et surtout son sang-froid, quand certains tentent de resquiller. Evidemment, tout ça généralement au moment même où le train entre en gare. Désormais des guichets automatiques distributeurs de billets seront installés, pour le bonheur des voyageurs pressés.Une fois à bord du train, il faut reconnaître que d’autres complications surviennent. On pourrait citer pêle-mêle, les odeurs nauséabondes en provenance des toilettes situées en bout de train mais qui se diffusent dans tout le wagon, la climatisation absente ou défectueuse la plupart du temps, ou encore les portes des compartiments qui ne ferment pas, tout comme celles des anciens wagons d’ailleurs (et là la sécurité des passagers est en jeu). Désagréments pratiques insupportables mais cependant solutionnables. Ainsi, concernant les sanitaires «80% sont en cours de remplacement actuellement, et courant mi-juillet tous seront changés», précise Rabie Khlie, président général de l’ONCF. Dans les nouvelles rames notamment, les 4 toilettes seront munies d’un système à rétention, permettant une utilisation fréquente avec un niveau amélioré d’hygiène et de protection de l’environnement. Pour les portes d’accès et la sécurité des passagers, elles seront à ouverture et fermeture automatiques, mais seulement dans les nouvelles rames à deux étages. Une nouveauté de taille cependant, pour les personnes à mobilité réduite, l’accès à la rame sera facilité par une plate-forme extractible.. Les nouvelles technologiesCôté nouvelles technologies, il y a du neuf. Ainsi, sur la gare de Rabat Agdal, un projet-pilote de Wifi gratuit est à l’étude. L’idée est d’amener Internet au cœur de la gare. Une extension de ce programme est même prévue dans le courant 2008, et il sera bientôt possible de se connecter dans le train. Par ailleurs un système de sonorisation numérisée assurera une meilleure qualité des messages d’informations diffusées dans les nouvelles rames. Un affichage digital donnera également des informations utiles: destination, heure, correspondances… Une révolution tranquille donc, ou sur de bonnes voies.


Les gares du troisième millénaire

Afin de répondre aux mieux aux exigences de ses clients et de véhiculer une image moderne de l’entreprise, l’ONCF a entrepris un vaste programme de construction et de modernisation de l’ensemble de ses gares, investissant 400 millions de DH. Plus qu’un simple lifting, c’est un nouveau concept que l’Office met en place dans les différentes villes du Royaume. Ce programme, commencé avec la nouvelle gare de Tanger ville en 2003, s’étendra jusqu’en 2009. Nador, Taourirt, Kser el Kebir, Asilah, Mohammédia, Salé ville, Berrechid, l’aéroport Mohamed V, Fès et Marrakech suivront. Ces gares nouvelles générations, intégrées à l’environnement urbain, proposeront plusieurs types de service: commerces, restaurants et cafés, guichets de billetteries, consignes automatiques, kiosques et publiphones, guichets automatiques bancaires, et même des parkings.


Et le personnel?

. Disparition programmée des poinçonneurs POUR accompagner les transformations, il fallait évidemment que le personnel de l’Office se mette à la page. Pour les contrôleurs par exemple, qui désormais deviennent des «agents commerciaux» affectés aux trains, le temps des contrôles des billets avec la pince est révolu. Des PDA (Personal Data Assistance) vont les remplacer. Avantages de ces nouvelles machines : la collecte des données, la rapidité de délivrance des billets pour les retardataires, la réglementation interne disponible sur simple clic, et la mise à jour quotidienne des tarifs. Une des vieilles revendications du personnel a finalement été satisfaite par la direction, qui depuis l’an 2000 tente de se rapprocher de ses employés. Parallèlement, avec l’arrivée des 24 nouvelles rames, ce sont les mécanos (conducteurs de lignes) qu’il a fallu former. Courant juin 2006, une équipe de 15 personnes est partie en Italie pour une quinzaine de jours afin de maîtriser les rouages de ces «jolis joujoux». De retour ils ont formé les quelque 200 autres mécanos. Pour eux aussi c’est l’embellie. La cabine est plus spacieuse, confortable, presque insonorisée et… bourrée d’électronique. C’est là l’atout majeur de ces machines. Toute éventuelle panne est détectée et localisée rapidement, alors que sur les anciennes locomotives tout entière était entre les mains… du mécano. Gain de temps et de productivité mais également d’énergie, liée à la nouvelle technologie de la composante électronique. Avec cette réforme de l’ONCF, de ses structures et de son personnel, il ne reste plus qu’à espérer que ses clients à leur tour change, car le coût total des incivilités (destruction de matériel, vol, dégâts en tout genre) est élevé.


Agathidium Bushi

. Un million de DH pour la lutte contre les blattes!CE n’est un secret pour personne. Nous ne voyageons pas seuls. Parmi nous, bien cachés (ou pas!), circule une faune minuscule, enfin presque: le cafard. Nos wagons en sont littéralement infestés. Ces blattes ont depuis longtemps élu domicile dans les recoins bien chauds des compartiments, les couchettes et bien sûr les toilettes des anciennes rames. Ces insectes lucifuges (qui fuient la lumière du jour) sortent le soir pour se nourrir, et donc lorsqu’ils apparaissent le jour, c’est que leur nombre est grand et que l’infestation est avancée!!! «C’est un sérieux problème et la lutte contre le cafard coûte environ 1 million de DH par an. D’ailleurs nous collaborons avec l’Union européenne, notamment l’Italie, pour qu’une réponse efficace soit apportée», confie Rabie Khlie, directeur général de l’ONCF. Ambitieux programme car les blattes ont une formidable capacité d’adaptation et s’accoutume de génération en génération aux différents poisons inventés par l’homme. Elles sont même plus que résistantes, car en cas d’explosion nucléaire anéantissant l’humanité, elles nous survivraient!!! Le saviez-vous? Depuis le 26 avril 2003 l’entomologiste américain Quentin Wheeler a baptisé en toute liberté des scarabées mangeurs de «moisissure gluante», l’Agathidium, du nom de… l’actuel président américain, son vice-président et son ex-secrétaire à la Défense (Agathidium Bushi, Agathidium Cheneyi et Agathidium Rumsfeldi), les faisant ainsi entrer au panthéon zoologique.Alexis BENSAAD

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