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Affaires

Le Club de L’Economiste reçoit l’ONCF
Du wagon poussiéreux au train à grande vitesse

Par L'Economiste | Edition N°:2559 Le 29/06/2007 | Partager

. L’ONCF ou le dinosaure poussiéreux . Passer à la logique de développement: un challenge de 2 décennies . Une vision managériale mieux adaptée SI aujourd’hui le plan-cadre 2005-2009 raisonne en milliards de dirhams, il y a 10 ans, l’ONCF c’était des protocoles d’accord avec l’Etat pour compenser les pertes abyssales. Le Club de L’Economiste reçoit le président de l’ONCF, Mohamed Rabie Khlie. Alors comment, en moins de 20 ans, cet Office historique est-il passé d’une logique de sauvetage à une logique de développement?Lorsque dès 1995, l’ONCF décide de lancer un important programme de redressement et d’assainissement de la situation de l’Office, l’urgence était réelle. Ainsi, si les pertes d’exploitation de l’entreprise s’élevaient en 1994 à 258 millions de dirhams, aujourd’hui les excédents se chiffrent à 1,4 milliard pour l’exercice 2006. Alors que s’est il passé? «Le fait de passer à des contrats-programmes dès 1996 au lieu d’être dans des schémas de protocole d’accord avec l’Etat comme auparavant, a obligé l’Office à faire son entrée dans la modernité», explique ce directeur, pur produit de l’Office et dont l’ascension reflète celle de son entreprise.Ainsi, le premier contrat-programme de 1996 à 2000 prévoyait un investissement de 5,2 milliards de dirhams, financé cette fois-ci par plusieurs partenaires, hors Etat, avec des impératifs clairs de résultats.Rationaliser pour se défaire des structures traditionnelles et archaïques qui immobilisaient le vieux dinosaure poussiéreux des chemins de fer, a permis à l’ONCF de décrocher quelque 255 millions de dollars (2,1 milliards de DH). Dès lors, les résultats ont viré au vert, comme un effet d’entraînement, l’ensemble de l’Office a entamé avec ce premier contrat-cadre le début du rodage de la locomotive de réussite. Dès 1996, le résultat courant est devenu excédentaire pour atteindre 310 millions de dirhams en 2003. En 1998, c’est le résultat net qui vire au positif avec un excédent, déjà à l’époque de 10 millions de dirhams, pour atteindre 300 millions en 2003.Des indicateurs positifs qui ont permis à l’ONCF de sortir de la logique de restructuration pour s’inscrire dans celle d’un développement durable et prospère. «Nous avions beaucoup à refaire, surtout pour les questions de financement car nous ne voulions pas que l’Etat soit notre seul pourvoyeur pour sortir de la crise, comme nous voulions aussi installer les bases de notre autofinancement», a expliqué Khlie. Le second plan d’action, qui s’étendait de 2002 à 2005, a permis de consolider ses avancées et surtout de diversifier les zones d’intervention. Avec une enveloppe de 5,7 milliards de dirhams, les principaux emprunts de l’ONCF sur cette période ont porté sur les financements du réseau et de la signalisation. Dans le cadre de ce plan, un autre partenaire s’invite, l’Etat italien, pour le financement de l’acquisition de rames automotrices à deux niveaux.En 2006, le résultat d’exploitation est passé à 933 millions de dirhams et le résultat net à 762 millions de dirhams. Autre donnée significative, la productivité du personnel a augmenté de 11% entre 2003 et 2006. Ces indicateurs de performance ont permis à l’ONCF de tenter le pari du développement soutenu à la hauteur des enjeux de croissance que le Maroc connaît aujourd’hui.«Ce troisième plan est le plus ambitieux que l’Office ait jamais tenté. Nous investissons autant pendant ces 4 ans que pendant ces 20 dernières années», a expliqué, non sans fierté, Khlie.En effet, pour la période 2005-2009, le programme d’investissement de l’Office porte sur une enveloppe de 17,5 milliards de dollars, dont la part d’autofinancement en dit beaucoup sur la santé financière actuelle de l’Office compte tenu de son histoire récente.Ainsi, la part de son autofinancement dans ces enveloppes est passée de moins de 234 millions de dirhams en 1994 à plus de 880 millions en 2003 pour s’élever à 1,50 milliard en 2006. Soit une progression de 19,6% entre 2003 et 2006. Pour l’année 2006, le chiffre d’affaires de l’ONCF a atteint 2,70 milliards de dirhams avec 23,5 millions de voyageurs, 8 millions de tonnes de fret assuré ainsi que 27 millions de tonnes de phosphates transportés.


Le Club de L’Economiste

LE Club de L’Economiste est une alliance virtuelle, dont le but est de permettre plus de proximité entre les lecteurs, les sources et la rédaction de L’Economiste. Pour son démarrage, le Club de L’Economiste a deux activités principales: - lancer régulièrement des sondages réservés aux contacts de L’Economiste: - recevoir, dans les locaux de L’Economiste, une personnalité du monde politique, économique ou associatif, de manière à détailler pour les lecteurs toutes les facettes de son engagement.


Le passage au service client

«NOUS n’aurons jamais pu réaliser ces performances si nous n’avions pas pu compter sur notre capacité à être rentable et à se développer. De 2002 à 2006, l’Office a connu une progression de 11% de sa fréquentation de voyageurs et nous faisons tout pour les satisfaire et les fidéliser», explique Khlie, présentant à l’appui une enquête qualité et satisfaction réalisée par le bureau LMS et dont les conclusions démontrent que 70% des clients se déclarent satisfaits des prestations de l’ONCF. «Même si nous changeons tous les équipements, si nous n’apprenons pas à travailler plus efficacement, cela ne servira à rien», a ajouté le président, qui depuis son arrivée à la tête de l’entreprise, a fait passer des réformes titanesques comme le passage à la caisse de retraite externe. Si les syndicats ont dénoncé cette mesure car elle avait pour conséquence la baisse de leurs pensions, la direction assure avoir compensé.Najlae NAAOUMI

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