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Economie

Textile/ Levée des quotas UE
Le 1er janvier 2008, un non-événement

Par L'Economiste | Edition N°:2683 Le 31/12/2007 | Partager

. Les opérateurs sereins, mais vigilants quand même. Les exportations approchent les 30 milliards de DHLe compte à rebours prend fin. C’est ce 1er janvier que l’UE lève ses quotas sur le textile chinois. Au Maroc, les projecteurs se braquent sur les professionnels de l’habillement. Et pour cause! Ils adressent 92% de leurs exportations à l’Europe et pourraient bien faire les frais d’une invasion du marché communautaire par les produits chinois. Alors stress ou pas pour ce rendez-vous inéluctable? L’heure serait plutôt à la «sérénité». Le mot revient dans la bouche de plusieurs opérateurs du secteur avec à leur tête, Mohamed Tamer, président de l’Amith (Association marocaine du textile/habillement). La stratégie salutaire de la filière, selon lui, aura été de «passer de l’habillement tout court à l’habillement de mode». Certes, ce repositionnement implique des délais de fabrication et de commercialisation plus serrés. Mais c’est cela même qui est opportun pour le Maroc. En effet, explique Tamer, «notre industrie  ne pouvant jouer à armes égales avec la Chine sur le terrain des coûts, c’est donc dans la flexibilité et la réactivité que nous devons puiser notre avantage concurrentiel». Et d’ajouter, «il suffit pour cela de capitaliser sur notre proximité du marché européen». Message reçu par les industriels. «Notre problématique n’est plus asiatique, mais bien méditerranéenne», assure Jalil Rais, gérant de la société Marisa, spécialisée, entre autres, dans la fabrication de chemises et de pantalons. En clair, nos réels concurrents sont la Tunisie, la Turquie, l’Egypte et même la Roumanie. Les pays qui devraient craindre la Chine sont plutôt l’Inde, le Bangladesh ou encore le Pakistan. Pour le moins, la nouvelle stratégie a porté ses fruits en 2007. En effet, le secteur s’achemine vers les 30 milliards de DH d’exportation. Il réitèrerait ainsi la performance déjà historique de 2006. Et à en croire des opérateurs, le meilleur reste à venir. Karim El Touni, gérant de Vetwear (entreprise spécialisée dans la confection de vêtements sportswear étanches), ne cache pas sa joie: «2008, ce ne sera que du bonheur». Il anticipe une «saison très prometteuse» et révèle que, de plus en plus, Italiens, Suédois et Anglais rallient les rangs de ses donneurs d’ordre.Tout n’est pas rose pour autant. Car, si l’heure est globalement à l’euphorie, il y a eu de la casse pour certains. Des PME qui ne sont pas intégrées et qui n’atteignent pas la taille critique ne profitent pas de l’embellie. «L’échéance du 1er janvier ne devrait rien changer pour nous», avance Tawfik Benmoussa, gérant des Bonneteries nord-africaines, une PME spécialisée dans la bonneterie et la dentelle qui connaît elle-même des difficultés. Son tort, il l’admet: «ne pas avoir cru au programme de mise à niveau».Pour autant, les entreprises qui s’en sortent bien ne sont pas à l’abri. Traduire, l’heure est aussi à la vigilance. Tamer explique que «2008 sera avant tout une année charnière qui fournira des indices pour apporter d’éventuels ajustements à la stratégie actuelle». Un effort d’anticipation qui n’est pas sans rappeler le projet de recadrage de la stratégie pour une vision 2015 à mettre sur les rails par l’Amith (www.leconomiste.com). L’avenir implique un effort d’investissement, lequel demeure timoré pour l’instant. Un attentisme que Rais ne s’explique pas, vu que tous les ingrédients sont là pour que la mayonnaise prenne. Il explique, «il ne s’agit même plus de se poser des questions, car toute attente pourrait bien être fatale». Une fois que la visibilité s’améliorera, Tamer prévoit davantage d’investissements par les converteurs (opérateurs spécialisés dans le finissage des tissus) tout autant que pour la création de plate-formes industrielles qui accroîtront la performance logistique. Des investissements qui ne porteront réellement leurs fruits que si l’amont du secteur se met à niveau et que les coûts des facteurs baissent.


Le textile-maison… oublié?

Le textile c’est aussi l’habillement pour les maisons. «Cette filière reste très dépendante du marché local», assure Jaâfar Merzouki Idrissi, président du pôle filière textile-maison à l’Amith. Sa menace: l’informel dont la compétitivité-coût fait encore mieux que la Chine. Certes, cela a poussé les opérateurs à se remettre en question. Toutefois, l’ampleur que prend le phénomène, tout autant que la contrebande, sont sources de plus en plus d’inquiétudes pour les opérateurs. La clé? L’export. Merzouki confie que la filière a de plus en plus de visées sur les marchés internationaux. Dès lors, il explique que «ce qu’a réussi l’habillement grâce au fast fashion, le textile-maison pourrait s’en rapprocher s’il valorise l’authentique design marocain».Réda HARMAK

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