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Economie

Textile: La vérité, si je mens!

Par L'Economiste | Edition N°:974 Le 13/03/2001 | Partager

. Les études du gouvernement sur les pertes d'emplois donnent raison aux textiliens. Une énième commission interministérielle pour parer au plus presséLes pertes d'emplois estimées par l'Association Marocaine des Industries du Textile et de l'Habillement (Amith) sont très en dessous de la réalité. Alors que l'Amith déplore une perte exceptionnelle de près de 37.000 postes, le gouvernement qui vient enfin de se pencher sur la question en annonce beaucoup plus. Selon les études menées par la Direction de la Statistique, ce sont 44.642 emplois qui se sont évaporés entre le quatrième trimestre 1999 et le quatrième trimestre 2000. La différence provient probablement du nombre d'emplois qui ont été créés entre-temps.Ces chiffres ont apparemment alarmé le gouvernement. Depuis la semaine dernière, il a enfin décidé de réagir à la crise du secteur. Pendant des mois, les chiffres avancés par la profession ont été considérés comme trop alarmistes, voire mensongers. Le gouvernement se met à la tâche en créant une énième commission interministérielle, composée des Ministères des Finances, de l'Industrie et de l'Emploi. C'est un retournement de situation pour le moins surprenant. L'objectif de la commission: se pencher sur les maux du secteur de manière à élaborer des mesures urgentes pour sa sauvegarde. Pour cette raison, l'Amith qui devait tenir son assemblée générale extraordinaire demain, vient de la reporter à une date ultérieure. «Cette fois-ci, nous sentons que le gouvernement s'attelle vraiment à la tâche dans le but de trouver des solutions«, précise M. Abdelali Berrada, directeur général de l'Amith. L'autre raison pour laquelle le gouvernement prend cette affaire au sérieux est que le Ministère du Commerce et de l'Industrie a mené sa propre enquête sur les pertes d'emplois constatées dans le secteur. Selon un responsable de ce département, les résultats auxquels il a abouti corroborent ceux du secteur. Comme quoi la crise était bel et bien là. Le dirham est trop cher, l'augmentation du Smig n'a pas été compensée et les syndicats mettent les entreprises à genoux. Et en dépit de tout, le prix moyen à l'export est sur la pente descendante. Les derniers chiffres de l'Office des Changes indiquent que le nombre de pièces exportées est plus important que la valeur de celles-ci. Résultat: le prix de vente moyen en dirhams a chuté. Alors que le franc français culminait aux alentours de 1,73 DH l'an dernier, il n'en est plus qu'à 1,55 DH aujourd'hui. Et les conséquences se répercutent directement sur les comptes d'exploitation.A l'étranger, l'image du secteur en prend un sacré coup. Elle fait d'ailleurs l'objet de discussions dans les coulisses des salons professionnels en Europe.Radia LAHLOU

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