×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Tétouan: De l’éolien pour la nouvelle unité de Lafarge

    Par L'Economiste | Edition N°:1780 Le 01/06/2004 | Partager

    . L’entreprise s’approvisionnera pour 40% de ses besoins en énergie non polluante. Le projet d’extension de l’usine probablement avancéLafarge a inauguré en grande pompe, vendredi, sa nouvelle usine à Tétouan (plus précisément à 10 km de cette ville). Et c’est SAR le Prince Moulay Rachid qui a présidé la cérémonie d’inauguration. D’une capacité d’un million de tonnes par an, cette usine aura nécessité 1,2 milliard de DH d’investissement. Tétouan II, la nouvelle cimenterie, est censée remplacer l’ancienne usine de Lafarge, dans la même ville, devenue obsolète et complètement enclavée dans le périmètre urbain. Tétouan II produit quatre fois plus de ciment, avec un personnel deux fois moindre. Seule une centaine de salariés y travaillent dont l’encadrement représente plus de la moitié. L’usine permettra, selon le management de Lafarge, de conforter sa position de leader dans un de ses marchés traditionnels, celui du Nord. Ce dernier, qualifié par Jean-Marie Schmitz, directeur général de Lafarge Maroc comme leur “bastion”, est dominé à 95% par la filiale du cimentier français, contre une part de marché au niveau national de 40%. Le marché du nord est caractérisé par une croissance rapide, de près de 12% de moyenne sur les dernières années et qui risque bien d’être dopée par le projet du port Tanger-Med. L’un des points forts de la nouvelle usine est son respect de l’environnement. D’abord, au niveau des carrières et des stocks de matière première, entièrement couverts pour éviter les poussières. Ensuite, les opérations de convoyage des produits des carrières, également génératrices de poussière, sont cabanées. D’autre part, l’ensemble des équipements est doté de filtres pour réduire au maximum les émissions de gaz et de poussières. Le détail est poussé jusqu’à bétonner les aires de circulation pour éviter les poussières diffuses. L’aménagement des environs de l’usine a été confié à un architecte spécialisé. Un plan de reboisement alentour a été mis en place. Il s’agit de planter quelques milliers d’arbustes afin de “mieux insérer” l’usine dans son environnement. A noter que les mesures en faveur de l’environnement ont représenté près de 12% du coût de l’usine, soit 150 millions de DH. Cerise sur le gâteau, Lafarge lancera début juin le projet de réalisation d’une batterie d’éoliennes d’une capacité totale de 10 MW, “le maximum permis par la loi”, tient à préciser Schmitz. Ces générateurs fourniront 40% de l’énergie électrique consommée par l’usine. Le coût total de l’opération sera de près de 100 millions de DH. Ces générateurs, en plus de réduire la consommation d’énergie fossile et d’être à 100% non polluants, permettront à Lafarge d’être plus compétitif par rapport à ses concurrents, et ce en réduisant sa facture énergétique, note Schmitz. “L’électricité est deux fois plus chère au Maroc par rapport à l’Egypte”, note le directeur général de Lafarge Maroc. Et le combustible trois fois plus cher. D’où la recherche de solutions réduisant la consommation d’énergie. Ainsi, Lafarge a opté pour une conception du four au centre du processus de fabrication du ciment de dimension plus réduite, permettant une consommation d’énergie moindre. A noter que Lafarge étudie la possibilité d’utiliser des combustibles moins nobles, tels que les pneus ou les huiles usagées, un processus entamé dans les unités de Meknès et Bouskoura. Bien que l’usine soit encore dans sa phase de démarrage, Lafarge envisage déjà le doublement de sa capacité. “Il est probable que nous avancions la date de l’extension”, affirme Schmitz. Opération initialement prévue à l’horizon 2010, l’extension sera probablement programmée pour 2007, selon Lafarge.


    Programme de réinsertion

     La nouvelle usine a été conçue selon un système automatisé. Elle n’emploierait qu’une centaine de salariés très qualifiés, soit moins de la moitié de l’effectif de l’ancienne usine. Une opération de réinsertion d’autres secteurs a concerné 121 personnes. A aujourd’hui, 10 ont intégré d’autres entreprises, alors que 111 ont préféré créer leur propre activité dans des secteurs allant de l’agriculture aux services en passant par le commerce. Ces microentreprises ont permis de créer à leur tour 256 emplois. L’opération a été suivie par une équipe de trois personnes à plein temps. Le coût a été de 30 millions de DH, dont 10 millions ont été alloués par Lafarge comme aide pour la réalisation des projets. A noter que pendant deux ans, ces projets bénéficieront d’un suivi régulier de la part de Lafarge Maroc afin d’assurer leur pérennité. -La nouvelle usine a coûté 1,2 milliard de DH. Les mesures en faveur de l’environnement représentent près de 12% de ce coût, soit 150 millions de DH-De notre correspondant,Ali ABJIOU

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc