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    Affaires

    Casablanca: Des copropriétaires malmenés par un chantier mitoyen

    Par L'Economiste | Edition N°:1780 Le 01/06/2004 | Partager

    . Un immeuble en construction prive les voisins de la vue et l’accès à la lumière. Les copropriétaires s’insurgent contre le non-respect des principes de l’urbanisme. A l’Agence urbaine, une commission a été constituée pour enquête L’immobilier, un grand secteur économique mais qui fait aussi des mécontents. Un chantier en cours à l’impasse Brahim Nakhai (ex- impasse Mont Cinto près du stade Mohammed V à Casablanca) en est un bon exemple. Le promoteur veut construire un «R+5». Ce qui ne manquera pas de nuire aux voisins. Et pour cause, la façade de l’immeuble en construction s’inclinera sur celle de l’immeuble existant. Or, la réglementation veut qu’il soit aligné aux habitations contiguës. Mais le promoteur a fait fi de ce principe élémentaire de l’urbanisme. Conséquence: les copropriétaires seront privés de l’usage d’une grande partie de leurs fenêtres. «Nous avons dépensé toutes nos économies dans ces appartements pour qu’à la fin nous soyons privés de notre vue, de l’ensoleillement et de l’air», contestent avec amertume les voisins.Dans l’espoir de régler le problème, ces copropriétaires ont frappé à toutes les portes. Ils ont d’abord tenté de trouver un arrangement avec le promoteur lui-même. Impossible de parvenir à un terrain d’entente à l’amiable, ils ont porté l’affaire devant l’arrondissement d’El Maârif qui a ordonné l’arrêt du chantier, mais pour un autre motif: absence de clôture. Car, en fait, le promoteur dispose de toutes les autorisations nécessaires. Devant ce statu quo, les voisins ont saisi la Mairie. C’est à ce niveau que le promoteur a promis de signer un engagement écrit attestant sa bonne foi de ne vouloir causer aucune nuisance aux copropriétaires voisins. L’engagement sera arrêté en concertation avec la Direction de l’Urbanisme à la commune de Casablanca. Les voisins déplorent leur mise à l’écart: ils n’ont pas été associés à l’élaboration de l’engagement et ils n’ont pas reçu de copie. « Nous ne savons même pas si vraiment un engagement a été pris et nous ignorons totalement sur quoi il porte alors que nous sommes partie prenante», affirme le syndic des copropriétaires. Contacté à ce sujet, le responsable de l’urbanisme à la Mairie assure que l’engagement a été effectivement signé. Le promoteur s’engage à élargir l’angle que forment les deux façades adjacentes «de façon à permettre l’accès à la lumière», selon ce responsable. Ce dernier explique qu’il s’est enquis sur place de l’avancement des travaux et du respect de l’accord. Pour le syndic des copropriétaires, le chantier va bon train. Aucune modification n’a été enregistrée. A l’Agence Urbaine, une commission pour enquêter sur le sujet a été constituée. En attendant, la construction est au stade du deuxième niveau. Certes, les voisins reconnaissent que le promoteur à toutes ses autorisations mais ils contestent la violation du principe de «l’alignement sur l’existant». Ce qui ne manquera pas de poser le même problème aux chantiers futurs et partant dénaturera l’esthétique de tout un quartier. -Les voisins reconnaissent que le promoteur a toutes ses autorisations mais ils contestent la violation du principe de «l’alignement sur l’existant»-Ali JAFRY

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