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    Economie Internationale

    Téhéran: Vingt ans après la prise d'otages des Américains

    Par L'Economiste | Edition N°:631 Le 04/11/1999 | Partager


    · Les étudiants révolutionnaires d'il y a 20 ans reconvertis aujourd'hui en réformateurs
    · La plupart d'entre eux sont des cadres de la République islamique


    Les étudiants qui avaient pris en otages le 4 novembre 1979 le personnel de l'Ambassade des Etats-Unis à Téhéran sont pour la plupart devenus d'actifs partisans des réformateurs et des cadres de la République islamique. "Ils avaient vingt ans, ils étaient passionnés. Ils croyaient en la révolution, et surtout à son exportation. Aujourd'hui, c'est une autre époque. Ils ne regrettent pas, mais ils ne le referaient plus", indique un ancien révolutionnaire qui fut témoin de la prise d'otages. Malgré l'interdiction des manifestations par le gouvernement, des étudiants se sont rassemblés préparant la commémoration du 20ème anniversaire de la prise d'otage du personnel de l'Ambassade des Etats-Unis à Téhéran. L'ancien délégué de l'imam Khomeiny, Moussavi Khoïniha, ancien procureur de la révolution, milite aujourd'hui dans le parti proche du président réformateur Mohammad Khatami. Il fut le directeur du quotidien pro-khatamiste Salam, dont la suspension, en juillet dernier, a provoqué la colère étudiante et les troubles qui ont ébranlé la République islamique.
    Importante personnalité du clergé chiite, il garde toutefois une barbe fournie. Tel n'est pas le cas de son plus cher lieutenant, Abbas Abdi, journaliste à Sob-e-Emrouz (Ce matin), totalement imberbe aujourd'hui, alors que son visage hirsute, il y a vingt ans, impressionnait, effrayait parfois tous les Américains. Il est le seul des "anciens" responsables de la prise d'otages à avoir fait plusieurs mois de prison il y a quelques années pour des motifs politiques non éclaircis.
    Autre ex-meneur étudiant, Mehrnouch Djaafari est directeur-général de la presse iranienne et tente d'aider son ministre, le "libéral" Ataollah Mohadjerani, bête noire des conservateurs, car souvent hostile aux fermetures de journaux par la Justice.

    Hicham RAIQ (AFP)

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