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    Affaires

    Tanger opère sa mise à niveau

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Première évaluation du plan d’embellissement de la cité. Les quartiers périphériques aussi concernés. La mairie entame sa «révolution interne»Le plan de mise à niveau urbaine de Tanger, l’un des projets les plus ambitieux que la ville ait connus, commence à donner des fruits. «Le visage de la ville est en train de changer», souligne Mohamed Hassad, wali de la région et de la préfecture Tanger Asilah. Le programme, lancé au lendemain de l’arrivée du nouveau wali aux commandes de la ville, est doté d’un budget conséquent: une enveloppe de plus de 700 millions de DH est consacrée au projet établi pour les quatre années à venir. Une convention avait été signée en présence du Souverain le 14 janvier dernier (cf. www.leconomiste.com). Selon Hassad, le budget pour 2006 a été entièrement débloqué et le programme réalisé à environ 50%. Les objectifs sont nombreux et variés. Car, il s’agit de redonner du lustre à Tanger tout en mettant à niveau ses infrastructures de base. Ainsi, un «programme d’urgence» a été mis en place. Plus de 228 millions de DH -la commune a participé à hauteur de 60%- ont été alloués. D’ailleurs, les effets de ces mesures sont visibles à l’œil nu. C’est indéniable, la ville fait peau neuve et le moral des habitants est au beau fixe. Le changement se traduit par une corniche au look nouveau. Les murs qui obstruaient la vue ont disparu et l’on peut enfin voir la mer. Elle a aussi été rebaptisée avenue Mohammed VI pour faire le lien avec le boulevard du même nom qui constitue l’entrée principale de la ville. A noter que cette artère démarre à l’entrée du Port de Tanger. Sur les principaux axes de la ville, la transformation est palpable. Les boulevards Moulay Youssef, Moulay Ismaïl et de Paris ont subi des liftings salvateurs. Les débordements et les occupations illégales du sol ont été traqués et les chaussées élargies. Par ailleurs, pour désengorger les boulevards Pasteur et Mohammed V, il est question d’interdire le stationnement sur le boulevard de Paris. «L’idée est séduisante et pourrait se concrétiser d’ici peu», explique Hassad. De fait, une expérience devrait être menée cet été. Reste à résoudre le problème du manque de parkings dans les environs. La place de la Ligue arabe, communément appelée Riad Tétouan, connaît également de grands chamboulements. Il s’agit de réorganiser le rond-point, mal agencé dans les années 80. Trop grand, il est aussi construit en hauteur, limitant la visibilité des conducteurs. Pour mieux contrôler son flux de circulation, il sera totalement géré par des feux de circulation. Ces actions d’embellissement ne vont pas exclure les quartiers périphériques. Un programme d’alimentation en eau potable de plus de 45.000 ménages vient d’être lancé. D’un coût global de plus d’un milliard de DH, ce projet vise la fourniture et le raccordement au réseau d’assinissement de tous les foyers qui en sont privés. L’achèvement du projet est prévu d’ici 2010. Dans le cadre de l’INDH, d’autres programmes ont été lancés. Un programme-pilote englobant plus de 1.000 ménages sur une vingtaine de quartiers se traduira par la mise en place d’équipements de base. Le budget prévu est de 160 millions de DH.Dans le même sens, Al Omrane annonce le ravalement des façades dans de nombreux quartiers. Par ailleurs, qui dit mise à niveau dit aussi organisation des adresses. Un programme d’adressage est lancé. Ce dernier s’appuie sur un système d’information géographique (SIG) qui répertorie les habitations, les immeubles ainsi que les commerces de la ville et leur situation géographique.


    La mairie s’informatise

    «La mairie de Tanger a entrepris un important travail de mise à niveau de son système informatique», indique Derham Dahman, maire de Tanger. Il s’agit, avec l’aide de l’Usaid, de mettre en place un système informatique puissant et efficace capable de projeter la mairie dans l’ère de l’Internet. Cela devra aussi permettre de mieux utiliser les ressources de la ville. En parallèle, un autre projet non moins prioritaire reste l’informatisation de l’Etat civil. Des études ont été lancées en collaboration avec la mairie de Paris et l’Association des maires des villes francophones. Le projet entend démarrer avec la jeune commune de Bni Makada. Celle-ci servira de commune-pilote pour le lancement du projet.


    Efficacité

    Après Marrakech, Mohamed Hassad entend marquer son passage à Tanger. Au terme de sa première année comme wali de la région et de la ville de Tanger et préfecture, il a démontré être plus enclin aux réunions de travail que d’assister aux nombreuses réceptions et conférences auxquelles il est convié. Ses collaborateurs le définissent comme une machine de travail qui, en plus de démolir les murs et libérer les espaces, ne recule pas devant les obstacles administratifs. Cette prise de distance avec le cercle mondain n’a pas manqué de répandre des rumeurs et de susciter des résistances. Certains se posent déjà la question: que se passera-t-il si le wali est muté avant d’avoir fini le monumental projet de rénovation de la ville? Ce à quoi Hassad répond qu’il ne s’agit nullement d’une personne mais d’un travail de groupe formé de collaborateurs de la wilaya et de la mairie. Pour Hassad, il s’agit de réconcilier la ville avec ses habitants et la ville avec son arrière-pays. Efficace, Hassad est un homme de consensus. Une exigence quand on traite des dossiers épineux comme une démolition ou l’expropriation de biens. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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