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    Tanger: Les croisières, un filon pour le futur du port

    Par L'Economiste | Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

    . La filière offre de belles perspectives sans investissement particulier. 200.000 croisiéristes à terme attendus Faire de Tanger la capitale méditerranéenne des croisières, c’est l’ambition de la direction régionale de l’Odep (Office d’exploitation des ports). A l’horizon 2007, le port de Tanger sera libéré de la lourde charge du transit des marchandises et des camions TIR qui passeront désormais par le futur port méditerranéen, alors que le transport des passagers devrait faire sa migration en 2009. Depuis quelque temps, l’idée de voir le port de Tanger tourné vers les activités de loisirs ne cesse de grandir et l’accueil des paquebots de croisière est l’une des plus réalistes. Dans la mesure où ils sont aujourd’hui plus de 15 millions de croisiéristes à sillonner les mers du monde, et notamment la Méditerranée.«Le port dans sa dimension actuelle pourrait recevoir jusqu’à 200.000 croisiéristes par an, soit 10 fois que ce qu’il accueille actuellement», indique Ahmed Athmani, directeur de l’office à Tanger. Et ce, juste en procédant à de légères retouches au niveau de la structure du port. Les responsables y voient le futur, non pas seulement du port mais aussi celui de la ville. Un croisiériste dépense en moyenne 100 dollars, (environ 900 DH) par escale, multipliés par les croisiéristes en moyenne de chaque paquebot, cela risque bien de rapporter un souffle d’oxygène important au niveau de l’économie locale. Dans le passé, Tanger recevait un grand nombre de paquebots de croisière. A l’aube des années 80, ils étaient plus de 50.000 croisiéristes à y venir et certaines agences de voyages y étaient exclusivement dédiées. Puis ce nombre a fondu comme neige au soleil pour tomber à 20.000 croisiéristes par an. La cause est la même pour l’ensemble du secteur touristique de la ville, autrefois locomotive du tourisme national: la «maltraitance» du touriste. «En effet, les croisiéristes étaient assaillis de toutes parts, en commençant par les taxis du port de Tanger qui sont très redoutables», souligne un agent de voyages de la place. Les pratiques frauduleuses des bazaristes et les rues jonchées de détritus ont aussi contribué à faire fuir les touristes. Si bon nombre de ces pratiques relèvent du passé, il n’en reste pas moins que les opérateurs de croisières ont gardé un mauvais souvenir de cette destination. Récemment, ces mêmes voyagistes ont été rassemblés à Tanger et certains ont pu, selon l’Odep, voir de près les avancées réalisées. D’où la possibilité de voir prochainement, à nouveau, des «paquets» comme les appellent les Tangérois.«Des efforts en matière de requalification de la ville sont entrepris actuellement», affirme le wali de la région, Mohamed Hassad. Les principales artères de la ville sont en cours de réaménagement et la Corniche retrouve, grâce aux travaux, peu à peu son charme d’antan. Enfin, la station d’épuration permettra à la baie de redevenir apte à la nage dès son entrée en service en 2007.


    Que gagne le port avec les croisiéristes?

    En attente de voir comment la réforme portuaire se mettra en place, en matière de recettes, le port actuel de Tanger se retrouvera dans une situation déficitaire dès 2007.En effet, avec le départ des compagnies maritimes et des transports de marchandises, le port perdra une bonne partie de ses recettes et il n’est pas question d’arrêter les investissements. Il s’agit donc de trouver de nouvelles sources de financement.Actuellement, en ce qui concerne les bateaux de croisières, les recettes payées à l’accostage, soit 70 DH par client, ne suffisent pas à rééquilibrer le budget. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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