×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Marrakech: Psychanalyse autour d’un café!

Par L'Economiste | Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

. Rencontre autour de cette science controversée ces derniers temps, notamment en France. Jean Pierre Winter anime le débat C’EST une première au Maroc. Un café psychanalyse organisé à Marrakech, dans un riad à l’initiative de la Société psychanalyste marocaine (SPM) et de la librairie Hassoune. L’objectif est de faire connaître cette science qui reste assez obscure pour le grand public. Pour les non initiés, la psychanalyse est une méthode d’investigation psychologique visant à élucider la signification inconsciente des conduites, et dont le fondement se trouve dans la théorie de la vie psychique formulée par Freud. Depuis ce temps, cette science s’est donnée pour mission d’accompagner l’évolution de la société et de rester vigilante quant aux différentes incidences sur l’être humain. Et c’est d’ailleurs un grand défenseur du mouvement freudien, Jean Pierre Winter qui a animé cette première rencontre. «D’autres rendez-vous sont prévus», annonce Jalil Bennani, membre de la SPM. Ainsi, Winter s’est penché sur la relation entre la psychanalyse, science libératrice de la parole, et la démocratie. Pour cela, il avance une image selon les méthodes freudiennes. Il transpose le «ça», réservoir de pulsions, le «moi» et le «sur moi» qui jugent les actes à l’ image d’un Etat démocratique. Ainsi, les pulsions peuvent représenter le peuple, parfois non contrôlé, le «moi», le parlement des pulsions et le «sur moi», l’Etat. «En fait, les pulsions exigent d’être satisfaites, l’Etat veut y mettre le holà et le parlement devient un intermédiaire, limitant parfois les dérives», analyse Winter. De fait, expliquent ces psychanalystes, lors de ce premier débat à Marrakech, seul un Etat démocrate permet l’expansion de cette science, liée aussi étroitement au régime. De même que cette dernière n’aurait pas pu voir le jour dans un régime anarchiste où les pulsions auraient primé. Au Maroc, la psychanalyse est pratiquée dans un cercle très fermé et d’une façon individuelle. Mais l’environnement serait demandeur. Il y va de soi que la psychanalyse est un travail de longue haleine qui nécessite de la patience et de la motivation. Pourtant, le milieu culturel est-il favorable? Oui, si l’on prend compte de la réticence manifestée par certains malades à se faire soigner chez un praticien de psychiatrie. Science liée dans les esprits à la folie, la psychanalyse brise les tabous pour certains. Cela n’empêche pas les Marocains, comme d’autres ailleurs, de se poser des questions sur l’exactitude de cette science et parfois son inefficacité. Rappelons que depuis la sortie de l’ouvrage «Le Livre noir sur la Psychanalyse» en septembre 2005 en France, une violente attaque est menée par les psychiatres comportementalistes contre la psychanalyse. Pourtant, celle-ci, «même si elle n’a jamais prétendu être une science exacte, est néanmoins une thérapie qui se base sur l’écoute». Une écoute dont a besoin une grande majorité des patients.De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc