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    Economie Internationale

    Syrie-Israël: "La paix possible dans quelques mois"

    Par L'Economiste | Edition N°:660 Le 15/12/1999 | Partager

    · La déclaration est du porte-parole de Ehud Barak
    · Les prochaines discussions de Washington porteront notamment sur le retrait du Golan, les arrangements de sécurité et le calendrier


    LE Premier ministre israélien Ehud Barak estime possible d'achever les négociations de paix avec la Syrie «en quelques mois», selon son porte- parole. Celui-ci envisage ainsi un référendum dans les six prochains mois. Dimanche à Damas, avant de partir à Washington où il doit rencontrer mercredi le Premier ministre israélien, le ministre syrien des Affaires Etrangères Farouk Al-Charaâ avait pour sa part fait la même déclaration.
    Israël et la Syrie se préparaient hier lundi aux négociations "historiques" de Washington. Celles-ci pourraient changer la face du Proche-Orient après cinquante ans d'un conflit ponctué de plusieurs guerres et un gel de près de quatre ans dans les négociations. En annonçant la semaine dernière la rencontre, M. Clinton(1) a souligné que l'Histoire ne pardonnera pas le fait qu'on n'ait pas saisi une telle occasion pour réaliser une paix globale au Proche-Orient. Un accord de paix israélo-syrien ouvrirait en effet la voie à un accord entre l'Etat hébreu et le Liban, ce qui mettra alors un terme à l'état de belligérance entre Israël et tous ses voisins immédiats. Rappelons que l'Egypte et la Jordanie ont déjà signé des accords de paix avec Israël, respectivement en 1979 et 1994.
    M. Clinton a ajouté que les deux pays étaient convenus de reprendre les négociations au point où elles s'étaient arrêtées.
    Selon Damas, l'ancien gouvernement travailliste avait accepté de se retirer de l'ensemble du Golan, occupé en 1967, mais l'actuel gouvernement nie qu'un tel engagement ait été pris.
    En dépit de la complexité des négociations, Israéliens et Syriens se sont montrés optimistes sur les chances de parvenir assez rapidement à un accord.
    Le secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright a précisé, après ses visites la semaine dernière en Syrie et en Israël, que les discussions porteraient sur le retrait du Golan, les arrangements de sécurité, le contenu et le caractère de la paix et le calendrier.
    Les parties discuteraient aussi des questions de l'eau, des relations diplomatiques et de l'aide américaine à la Syrie et à Israël.
    Cette dernière souhaite une aide américaine en cas de retrait du Golan, où vivent 17.000 colons, estimée à 13 milliards de Dollars par la presse israélienne. Cependant, selon un sondage publié lundi, les trois quarts des colons israéliens du plateau du Golan sont hostiles à un retrait total de cette région conquise sur la Syrie selon un sondage.
    Par ailleurs, pour Israël, une reprise des négociations avec le Liban, gelées depuis 1994, seraient également à l'ordre du jour des pourparlers avec la Syrie.
    M. Barak veut retirer l'armée israélienne de la zone de sécurité qu'elle occupe au Liban sud avant juillet prochain.
    Beyrouth aligne sa politique sur celle de son voisin syrien, qui exerce une influence prépondérante au Liban.
    Le Président libanais Emile Lahoud a toujours clamé que les volets syriens et libanais du processus de paix avec Israël étaient indissociables.

    Wissal SEGRAOUI (AFP)

    (1) Cf notre édition du vendredi 10 décembre 1999.

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