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Spécial Marrakech
«Inutile d’avoir une grande concentration d’hôtels, remplissons d’abord…»
Entretien avec Georges Colson, PDG de Fram

Par L'Economiste | Edition N°:1783 Le 04/06/2004 | Partager

Colson fait le point sur les pertes enregistrées par son groupe, et sur les projets à venir. Il ne va pas de main morte pour critiquer la politique touristique de Marrakech. Concernant l’aérien, et sans dit-il faire du chantage, son groupe attend de la filiale low cost une meilleure grille tarifaire pour faire face à la concurrence. «Sinon, il cherchera ailleurs». - L’Economiste: Comment se porte votre groupe qui, pour la première fois, est au rouge avec 10 millions d’euros de pertes… - Georges Colson: Une petite précision, même si 2003 était une année difficile pour tous les opérateurs, Fram a pu augmenter de 3% son chiffre d’affaires. Maintenant, sur le résultat net consolidé, nous avons terminé effectivement l’année avec une perte de 10 millions d’euros. Cela s’explique plutôt par un mauvais choix entre les différentes options possibles de couverture en devise. Dans le tour opérating, nous avons des prestations à payer en dollars en Asie ou encore en Amérique. L’option choisie par nos financiers, conseillés en cela par nos banques, a compté sans les fluctuations de la monnaie américaine. - Quelle incidence ces résultats auront-ils sur votre présence au Maroc et particulièrement à Marrakech? - Aucune. C’est malheureux de perdre de l’argent certes, mais un bon groupe est celui qui arrive à les gérer. Fram ne coule pas, loin de là. Nous avons des réserves de 141 millions d’euros. Ce qui nous permet d’envisager toutes les optiques stratégiques. Alors non seulement le Maroc ne sera pas affecté mais aucun salarié ne sera renvoyé ici ou ailleurs. - Justement vous êtes le premier opérateur à croire en Marrakech, pourquoi vos investissements sont-ils encore timides? - Nous avons toujours été prudents et cela n’a rien à voir avec les résultats de cette année. Notre politique est d’aller projet par projet. Sur la cité ocre, nous avons deux hôtels framissima (dont un est en gestion). Le troisième sera dans la zone d’Aguedal pour 200 millions de DH d’investissement et 265 chambres et suites. Les travaux débuteront en septembre. A ce sujet, j’insiste sur la nécessité d’avoir des chantiers qui commencent en même temps pour que ce projet de zone soit faisable et viable. En attendant, nous ne chômons pas. Nous développons nos investissements actuels que ce soit dans la filiale transport, que pour l’uniformité des produits. Je vous rappelle que Fram gère 8 hôtels actuellement dont quatre lui appartiennent. - Vous étiez seul sur le marché et aujourd’hui vous faites face à une rude concurrence… - D’abord, nous n’avons jamais été seuls sur le Maroc, mais certainement les premiers à avoir une activité en continue même en basse saison (l’été). Pour en revenir à une certaine concurrence, je suis triste pour le Maroc qui va vers cette politique de prix bradés. Nous ne voulons pas tomber dans le piège de cette guerre qui n’a pas de salut. - L’ouverture du ciel aérien et l’arrivée de Corsair avec dans ses bagages le renforcement de son TO ne vous inquiète pas non plus? - Nous avons un partenaire transport qui est RAM. A travers sa filiale low cost, elle devrait nous offrir une grille tarifaire pour faire face à cette ouverture. Sinon, et ce n’est pas du chantage, nous chercherons ailleurs, business oblige. Au pire des cas, nous avons trois avions à nous avec Air Méditerranée que nous placerons sur le Maroc. Il faut par ailleurs que notre partenaire aérien ne se limite pas uniquement à Agadir ou Marrakech. Les dessertes Ouarzazate et Fès sont oubliées par exemple, idem pour les lignes nationales… Un oubli qui nous pénalise. En réalité, nous attendons beaucoup de la nouvelle filiale RAM. - A votre avis, quel tourisme pour Marrakech dans les prochaines années? - Pour l’instant, la transformation de Marrakech et son charme font le succès de la destination à tel point que l’ONMT la déprogramme de la promotion. Ce n’est pas une très bonne idée. D’ici deux ans, avec l’augmentation de la capacité litière, sans un grand soutien promotionnel, ces lits resteront vides. Et entre-temps, beaucoup de nettoyage doit se faire dans le secteur pour une discipline professionnelle, surtout après cette folie des riads. Par ailleurs, je pense qu’il est inutile d’aller tuer la ville avec une trop grande concentration des hôtels. Remplissons d’abord.


Bons chiffres pour le Maroc

Sur les 500.000 voyageurs de Fram en 2003, près de 100.000 étaient pour le Maroc. Un chiffre que Colson espère porter à 140.000 en 2006 avec la nouvelle unité hôtelière. «Si nous pouvons les faire avant, cela serait mieux». La filiale marocaine du groupe, Fram Orange Tours, a réalisé 116 millions de DH en termes de chiffre d’affaires (non inclus celui des hôtels). Celui de la société, International Tourisme Car, autre filiale du groupe, a été de 22,5 millions, en hausse de 6%. Le groupe a par ailleurs renforcé sa flotte pour la porter à 15 bus gros porteurs, 15 véhicules 4x4 et 5 minibus. -Dans la zone de l’Aguedal, Fram investira 200 millions de DH pour un troisième hôtel et 265 chambres et suites. Les travaux débuteront en septembre. «A ce sujet, j’insiste sur la nécessité d’avoir des chantiers qui commencent en même temps pour que ce projet de zone soit faisable et viable», explique Georges Colson, PDG de Fram-

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