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Spécial Marrakech
L’héritage de Majorelle

Par L'Economiste | Edition N°:1783 Le 04/06/2004 | Partager

. Ces jardins aux 300 espèces de plantes accueillent 200.000 personnes par anPour les yeux, ce sont de belles couleurs, marquées par ce bleu Majorelle magnifique. Pour l’esprit c’est une détente, malgré le nombre de visiteurs. Curieusement, tous les visiteurs se taisent face à cette beauté, comme s’ils se recueillent devant les charmes de cette nature abondante. Les jardins de Majorelle attirent chaque année 200.000 personnes. Pour un touriste sur 4 de Marrakech, le séjour ne sera pas complet sans cette visite. Il y a de quoi, en fait. L’oeuvre la plus grandiose de cet artiste-peintre qu’était Jacques Majorelle et qu’il a dédiée à la ville en ouvrant son jardin au public, contient près de 300 espèces de plantes. Elles ont été collectionnées par le propriétaire, souvenir de ses nombreux voyages à travers le monde, en Asie notamment. Cactus, bambous, nénuphars, lotus et aussi des plantes aquatiques poussent aujourd’hui dans le jardin. Car l’oeuvre a continué après la mort de Majorelle, soutenue d’abord par un Yves Saint Laurent, styliste et artiste et Pierre Berger, directeur de l’hôtel la Mamounia. A croire que les endroits qui font la célébrité de Marrakech doivent beaucoup à ses amoureux étrangers. Et en 2000, ces deux mécènes restaurent le jardin pour 8 millions de DH et renforcent la collection de plantes. “Plusieurs curiosités botaniques sont importées des cinq continents et acclimatées au Maroc”. Aujourd’hui, le jardin est non seulement une curiosité touristiques mais aussi un large laboratoire scientifique sur un hectare. Les deux mécènes continuent de soutenir et appuyer ce lieu enchanteur ainsi que les 40 personnes qui y travaillent et la fondation qui le gère également. En effet, depuis trois ans maintenant, le relais a été passé à la société civile. Officiellement, les jardins appartiennent à un trust anglais, “The Majorelle trust” qui le met à la disposition d’une ONG à but non lucratif: Association pour la sauvegarde et rayonnement du jardin. Celle-ci a réussi a crée une véritable économie sociale au service de l’image de Marrakech, insiste son secrétaire général Abderrazak Benchaâbane. Et la protection n’est pas uniquement un entretien quotidien. Cet universitaire dans la botanique se souvient des moineaux pèlerins qui avaient envahi le jardin il y a deux ans pour l’utiliser comme dortoir et mangeoire. “Il fallut les chasser sans pour autant les tuer. Le jardin abrite aussi un musée d’art islamique où est exposée une collection réunie par YSL et Pierre Berger avec plus de 400 articles datant du XVIIe siècle. Quelques toiles de Majorelle y sont aussi exposées. Un musée sur 5 pièces équipé de matériel très sophistiqué au niveau de l’éclairage et la régulation de l’humidité. -Souvenir de voyage dans le monde de son créateur, les jardins Majorelle contiennent des “curiosités botaniques”-Badra BERRISSOULE

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